E35
 
JC/JP
 
Titre de la lettre:
Notes d'Alicia ARAUJO des appels téléphoniques reçus de "Saliano"
Date :
1969 et 1970                    
Destinataires :
Alicia ARAUJO
Notes :

La traduction de ces notes semble avoir été difficile . Nous mettons le texte espagnol à la fin de cette page

A propos de Saliano (J. Pollion)


 

E35

19.09.1969 vers 6h30, Saliano appelle et nous dit d’une voix larmoyante :

Nous avons perdu la bataille, c’était horrible, c’était apocalyptique. Tous ont été contaminés cosmiquement, sauf : Carmen Prados, Manzano, Antonio, Gerardo Rivera.

Je lui dis que je ne le connaissais pas et il me dit que c’est un prêtre.

(À la question : la cause de ce qui les avait sauvés, il me dit qu’elle était dans une autre dimension)

Je lui dis : Quelle bataille fut-ce ? Il répondit : - N’imagine pas une bataille comme celles de la Terre. Elle était cosmique. Je lui dis que j’aimerai comprendre et si nous pouvions faire quelque chose.  Il me dit que c’était le pire moment pour parler, que nous ne pouvions rien faire.

Je lui demandais si je pouvais faire quelque chose, bien que mes questions lui paraissent probablement absurdes. Il me dit qu’elles ne l’étaient pas mais que le difficile était de répondre. Que c’était le pire moment.

Que « nous avons été battus » ; à la question par qui, il dit « par l’ennemi cosmique ». Je lui demande si je peux en parler à la Baleine. Il dit que oui. Il dit aussi qu’il n’avait pas à perdre courage et lorsque je lui dis que j'avais confiance en Dieu, il dit et répèta « Il nous aidera »,

Qu'après trois à cinq mois, nous pourrions reprendre du poil de la bête. Qu’il n’avait pas à perdre courage.

Alicia, appel de Saliano, 01.06.1970

Aujourd’hui lundi qui a été pour moi un jour de congé, S. m’appelle sur les 4 h de l’après-midi. Je lui dis que j’avais reçu sa lettre et lui demandai si je pouvais la lire et la commenter avec Nido et Valero ; il me dit que oui, que je le fasse. A la question si nous pouvions ouvrir et lire l’enveloppe secrète qui était dans la lettre, il me dit que non, que nous devions attendre et l’ouvrir demain à 11h à la Baleine.

A la question si les lettres reçues par Mejorada étaient fausses, il me dit qu’il ne pouvait répondre. Qu’il ne pouvait parler négativement de rien et que souvent son silence était une supplique et avait plus de signification que les mots.

Il me dit que nous rapprocher de lui était dangereux et qu’il me conseillait, si je notais des symptômes d’insomnie, de tristesse, d’angoisse, de m’écarter de lui.

Il dit que Valero allait recevoir un rapport scientifique d’un extraordinaire intérêt et que lui, avec sa science, pourrait interpréter. Je crois qu’il se référait aux auteurs de théories du type « scientifique cosmique ».

Il insista sur le danger que nous courons à nous rapprocher de lui. Il dit qu’il devait maintenir le cap, qu’il était comme un cyclone qui arrache les arbres, sème la destruction, non parce qu’il désire créer des dommages ni parce qu’il était sadique, mais parce que c’est ainsi. Il me donna un exemple et me dis : « si en marchant tu écrases inconsciemment une fourmi, ce n’est pas que tu sois sadique mais tu causes la mort d’un être innocent », la même chose peut arriver si nous nous approchons de lui. Il dit que peut-être nous trouverions une aide dans la science d’OUMMO et même dans notre propre science terrestre. Je lui dis que les êtres d’OUMMO ne paraissaient pas désirer avoir trop de relations avec nous et il me dit « c'est qu'ils sont effrayés » et craignent la réaction des Terriens. Il dit qu’ils étaient très semblables à nous bien que beaucoup plus intelligents et avec une société beaucoup plus parfaite. Ils se rendaient compte qu’ils pouvaient nous porter préjudice, d’où leur silence. Je lui demande pourquoi il n’a pu entrer en relation avec eux, il dit qu'ils ne me comprennent pas. Je lui demandai s’il n’y a pas parmi eux quelques-uns qui comme nous, petit groupe de la Baleine, aimeraient avoir des relations avec lui. Il me dit que eux savaient le danger qu’ils couraient ; vous êtes comme des enfants curieux se rapprochant du feu, mais eux, comme adultes, se rendent compte du danger.

Il insista beaucoup sur le danger; il dit que, sur mille, un ou deux peuvent parer à ce danger. Il dit que pour quelques-uns, il cita Palacios et Peña, leur rationalisme était une défense ; mais que nous, les plus ouverts, étions en danger. Il me dit qu’il avertirait Nido et Valero.

Il me conseilla de me restreindre au rôle de spectateur pour me protéger.

Il me dit que ses avertissements n’obéissaient pas à ses caprices mais à des motivations extra-cosmiques qui nous échappent.

Il dit que les religions avaient été grandement dénaturées par les hommes mais qu'il en restait encore dans le Christianisme, autant dans sa modalité Catholique qu'évangélique et dans les grandes vérités du bouddhisme.

Il se réfèrait à lui comme à un « Chronoprotecteur ».*

 Il dit qu’il préviendrait Valero [Valero est une femme, ndT] de se tenir attentive, cela ne serait pas dû au service du courrier sur lequel il ne pouvait intervenir, et qu'elle cessera à la réception du rapport.

A la première question sur le danger et s’il consistait en perturbations ou névroses, il me dit que oui et qu’apparemment « nous nous sentirions étrangers et inadaptés dans la société terrienne dans laquelle nous vivons » et que ce serait terrible de nous sentir à part sans possibilité de nous incorporer à elle, même si, dit-il, comme vous l'avez dit vous-mêmes, « votre société est gravement malade »,

Alicia, 14.08.1970

Hier 13, sur les 10 heures du soir S. m’a appelée et nous avons eu une très longue conversation téléphonique (à la fin j'ai regardé la montre qui marquait 1 h moins 25; comme elle avançait d’un quart d’heure, il était minuit 20).

Il parla des événements de la nuit dernière et me demande si j’ai vu son signal dans le ciel. Je lui dis que moi non mais que d’autres, oui, l’avaient vu. Il me parla du danger que nous courrions à nous rapprocher de lui et me dit, c’est mon conseil : Écartez-vous de moi. Je suis dangereux et avertissez les autres de ce danger. Il me dit que si je voulais mettre fin à tout contact avec lui, je devais l’oublier, ne pas aller à la Baleine le jeudi et lui dire qu’il ne m‘appelle plus. Il dit que, lui, ne veut pas nous porter préjudice mais qu'en nous étudiant cela nous produit des bouleversements, comme les chercheurs terrestres, dit-il, quand ils étudient les micro-organismes et les posent sur le porte-objet, pour que la goutte d’eau dans laquelle ils vivent s’évapore et que les pauvres êtres meurent.

Il dit que la nuit de mardi à mercredi (11 août) fut dangereuse mais surtout pour Antonio par la bouche duquel il avait parlé.  

Il parla des terriens et de leur manque d’équilibre. Il dit que n'avions qu'à trouver l'équilibre en nous et dans notre milieu social. Il dit que nous n’avions pas encore conscience du réseau social auquel nous appartenons et que presque toutes les civilisations avancées l’avaient.

Un nœud doit savoir qu’il n’est pas seul mais qu’il fait partie d’un réseau et notre premier devoir est de promouvoir la justice sociale.

En ce sens la situation de la Terre était horrible avec tant de gens qui manquent du plus indispensable, et il était horrible qu’à l’époque de l’esclavage il y avait des gens qui l’avaient défendu en disant que Dieu aimait qu’il y ait des esclaves et des hommes libres et que les esclaves étaient heureux en servant leurs maîtres.

Il parla de ceux qui pensaient seulement à leur propre libération et se retiraient sur l’Olympe pour méditer. Il cita les yogis de l’Inde et il dit qu’on pouvait les comparer à des cellules cancérigènes qui se reproduisent et triomphent comme cellules mais qui conduisent à la mort l’organisme auquel elles appartiennent.

Il faut faire le bien social de tous et l’harmoniser par la recherche de l’équilibre interne.

Il insista beaucoup sur l’idée de réseau (il m'a fait penser à ceux d’OUMMO qui emploient la même terminologie que lui).

Il me dit que les personnes devaient tenter de promouvoir le progrès social et que je devais le faire aussi.

Il me dit qu’à seulement le tenter, même si je ne réussissais pas, je ne me sentirais pas frustrée, ni que j’aurais échoué même si je mourais.

Il insista sur l’importance de l’effort. Chercher à aider tous et si par impossibilités dues aux circonstances ou par impossibilités physiques dues à la maladie, nous ne réussissions pas, cela n'était pas important. Nous n’aurions pas échoué malgré tout.

A la question sur ce que je devais faire moi, il me répond que j'étais celle qui devait le voir et voir jusqu’où allaient mes possibilités.

Il ne pouvait me suggérer le chemin héroïque et me dire d’escalader les montagnes et de combattre l’injustice, mais il était clair que je devais élever ma voix de « faible femme » et dénoncer l’injustice, même si c'était seulement en présence de petits cercles et que ce serait, dit-il, oui ! un terrible péché que aller contre celui qui, même si c’était en criant, dénonçait l’injustice sociale.

Nous parlons aussi du danger que cela représentait pour ceux que nous rapprochons de lui. Il dit qu’il n’était pas un mais multiple et que, pour le comprendre mieux, je pense à lui comme prenant deux aspects différents. Quand il nous parlait en logique binaire, comme dans le cas de cet appel téléphonique, ce n'était pas dangereux. Ca l'était quand il utilisait la cosmosymbologie. Il me donna différents exemples. Il dit « Imagine-toi une mince feuille de papier ? Tu la vois ? » Quand je lui répondis que oui, il dit « Maintenant imagine-toi une sphère extérieure au papier qui projette une ombre. Tu la vois ? » Quand je lui répondis affirmativement, il dit « L’ombre n’est pas dangereuse pour le papier mais qu’arriverait-il si la sphère tentait d’entrer dans le papier ? » Je répondis que celui-ci se déchirerait.

Il me donna aussi l’exemple d’une émission de télévision ou d’usines atomiques. Les personnages qui apparaissent sur l’écran sont inoffensifs, mais si vous tentez d’entrer là où se produisent les courants à haute tension vous aurez des lésions, y compris  l’électrocution.

Lui, il est comme cette grande énergie qui peut tuer, non par sadisme, ni parce qu’elle le veut, mais par sa nature propre. MANZANO dit qu'il était une de ses victimes (hormis qu’il était coléreux). 

Et tous ceux qui avions traité avec lui, dit-il, nous étions maintenant affectés à un certain degré. (Quand je lui ai demandé qui en plus, à part Manzano, était affecté, il me dit à plusieurs reprises : « mais tu ne le vois pas ? est-ce que tu es aveugle ? »)

Il me parla aussi de la contradiction dans laquelle je me mettais et qui me laissait si confuse ; d’une part il me disait : « Éloigne-toi de moi » et d’autre part : « Retourne à la Baleine. »

Je lui demandai si j’avais bien fait, et il dit avec beaucoup d’emphase « OUI », et il dit qu’il devait payer (Note en espagnol : ce mot ne se comprend pas bien sur le manuscrit) le P.L.G. (Note 1 de J.P.) de nous avoir avertis du danger que lui (S) représentait . Et quand je lui dis que ceux d’OUMMO nous ont aussi averti de ce danger, il dit encore avec emphase « ET ILS ONT BIEN FAIT ! ».

Il se réfèra aussi à la souffrance des Terriens et dit que les personnes coupables sont celles qui apparaissent sur nos écrans TV, faisant allusion à eux en les appelant « CRIMINELS » (je crains de ne pas me rappeler exactement ses mots mais c’était quelque chose comme ça) « L’homme qui pour remplir ses offres provoque des guerres est un criminel né ». (L’homme qui empêche le dialogue spirituel entre les hommes est un criminel né. Il est facile de voir parmi les criminels nés les leaders politiques.)

Je lui demandai à quoi était dû le fait que les humains ont toujours peur, peur de la mort, de la maladie, de l’échec... Il dit que ceux d’OUMMO nous avaient dit à l’occasion qu’ils ne ressentaient pas d’angoisse vitale. Il me répondit que la peur était un héritage génétique que nous avons à souffrir, que nous mettrions beaucoup de temps à surmonter et qu’en un certain sens c’était une défense. Il me donna l’exemple de la douleur qu’un chirurgien terrien pourrait supprimer, puisqu’il suffirait de couper les terminaisons nerveuses, mais il dit qu’il ne le ferait pas parce que nous pourrions, par exemple, nous approcher du feu et nous brûler, sans nous en rendre compte.

Il dit que ceux d’OUMMO le craignaient sans nécessité puisqu’ils avaient atteint un réseau social presque parfait. Je lui demandai si les différents réseaux sociaux des différentes planètes pouvaient se constituer en un réseau supérieur, il me dit que oui mais que naturellement auparavant ils devaient se constituer de tous les nœuds de leur réseau planétaire. Il me dit que ceux d’OUMMO allaient par le bon chemin et s’intégraient à ce réseau supérieur, mais que notre situation était très différente parce que nous n’avions pas la conscience de notre réseau social.

Il dit que la conversation m’avait épuisée car elle avait été très dense et remué beaucoup d’idées et qu’il me faudrait plusieurs jours pour les assimiler.

Il me dit qu’il devait couper la communication. Je lui réponds que c’était bien et lui dis adieu.

J’attendis un court instant, il ne répondit pas j'ai alors raccroché.

COMMENTAIRES  D’ALICIA

1. Leurs avertissements sont semblables à ceux d’Oummo

2. Emploi de la même terminologie dans certains domaines. Réseau social.

3. Comme ceux d’OUMMO nous l’ont dit, il insiste sur le fait que notre premier devoir est envers notre propre réseau social.

4. Leur danger est l’aliénation avec altérations psychosomatiques. Ceux d’OUMMO nous ont dit récemment qu’« ils » ont produit aussi, sans la chercher, cette aliénation sur quelques-uns des nôtres.

5. Saliano a dit « Écartez-vous de moi », ceux d’OUMMO ont dit dans la lettre que Villagrasa a reçue le 1er juillet : Nous préférerions que vous nous oubliiez.

Saliano et ceux d’Oummo se réfèrent et se rapportent à notre « Réseau Social » et à notre réponse psychologique aux contacts avec eux.

Chose curieuse : il dit qu’«un réseau normal» ne se composait pas seulement de personnes vivantes mais aussi de ceux qui étaient morts ; il se référait à ceux qui mouraient sans avoir réussi à atteindre leur but de parvenir à la justice sociale dans leur réseau, mais qu'ils l'avaient essayé et il parla de la mort « au sens que vous lui donnez, de ceux qui gisent et reposent en terre ».

Auparavant, il avait dit que les personnes qui n'éprouvaient pas le désir de promouvoir la justice sociale, « étaient mortes ».

Alicia, 28 août 1970

Je ne veux pas laisser plus de temps sans conter les dernières conversations avec S. car je crois qu’elles sont importantes et que les détails méritent d’être conservés.

Le lundi 24 août, il m’appelle à l’Ambassade et me dit que j’allais recevoir un message de lui.

Le mardi ce message n’était pas encore arrivé, il est en trois parties : une pour Sesma, une pour Antonio et une autre pour moi.

La partie envoyée à Sesma était menaçante, le traitait de tous les noms et faisait mention du fameux thème de P.

Je l'apportai à la Baleine et demandai à Sesma  qu’il ne la lise pas en public surtout quand entra le couple P. Mais il la lut.

Je dis, pour montrer mon désaccord, que je quitterais la salle et que probablement je ne retournerais pas à la Baleine.

Je suis ensuite descendue récupérer les lettres que Sesma devait me remettre et retournai à la maison assez préoccupée.

Le jour suivant 26 août, Saliano m’appelle chez moi.

Il me demande si j’étais préoccupée et je lui dis que oui.

Que cela me faisait mal de voir comment on offensait publiquement une femme et que je n’approuvais pas cela.

Il se montra compréhensif et dit qu’il le comprenait parce qu’étant moi une femme sensible, il souffrait de voir qu'une semblable à moi était publiquement humiliée.

Il recommença à insister sur notre responsabilité envers le Réseau Social Terrestre et parle des terribles injustices que nous souffrions sur Terre.

Et en E (Note en espagnol : Alice parle sans doute de l’Espagne) il fit référence à (un tas de blancs sur son cahier de notes) aux incidents de Grenade, etc, obsédés (blancs) par quelques déments parce qu’ils défendaient le pain de leurs enfants. Il parla du manque de conscience sociale. Je lui dis que je croyais que lorsque, dans certains cas, s’est formée soudain une conscience de groupe, c’est que quelque chose de supérieur à l’homme y a aidé, et il me dit « Ma fille », tu fais une affirmation gratuite et il me dit que, bien que je ne sois pas experte en physique, il va me donner un exemple.

Le blanc d'œuf, dit-il, a des particules en suspension avec des charges électriques qui se repoussent. Cet état s’appelle Sol. (NdT : Sol/gel (solution / gélification) état réversible dans les deux sens, par exemple pour l’albumine de l’œuf. )

Mais si, pour quelque raison, elles disparaissent la masse s’agglutine et l’on dit qu’elle « a  coagulé ». Quelque chose d’analogue se passe avec la conscience de groupe et alors surgissent les révolutions qui ne sont pas nécessairement  violentes mais en revanche transforment.

Il parla de la lâcheté humaine qui fait la sourde oreille au prochain et me recommanda d’aller voir le film L’INCIDENT.

Je lui dis que si tout au plus « j'étudiais » c'était une espèce d’assimilation ou de connaissance mystique et que pour cela, cela nous perturbait. Il me dit que le mot le plus adéquat n’était pas étude mais « Catharsis » (Purification). Que ce qui était un baume pour les êtres pris collectivement, pouvait un à un nous perturber, comme ce qui polit un métal ou une planche lui donne une belle forme, mais que les particules de surface en contact avec les instruments étaient détruites.

Je lui dis si, au niveau des cellules, il n’y avait pas de salut et il me dit en beaucoup de temps, quand tout le Réseau Social aura pris vie, chaque cellule trouvera sa vibration.

Je lui demandai si dans une autre dimension du temps il n’en serait pas déjà ainsi, puisqu’il qu’il m’avait dit que le Réseau Social n’était pas formé seulement des personnes vivantes mais aussi par les mortes et celles qui auraient à être dans le futur. Il me dit qu’il en était ainsi effectivement et que c’était quelque chose que même ceux d’‘OUMMO ignoraient puisqu’ils croyaient que le Réseau Social était seulement fait de personnes vivantes.

Il me dit qu’ils tenaient cette vérité comme seulement théorique.

Mais je devais vivre et agir de mon temps.

A ce sujet, il me dit qu’il me donnait deux mots clefs « CARMICHAEL et SALIAEL ».

27 août 1970

Garrido nous lut la lettre de ceux d’Oummo. Je me suis inquiétée. J’ai mal dormi ; le jour suivant nouvel appel de Saliano à l’AMBASSADE et la preuve qu’il connaissait mon état d’âme et ce que je voudrais dire à P. il me donna la ????.

Premier appel en arrivant à la maison. Son avertissement « Ne cherche pas à entrer dans le monde des dieux » (il parla symboliquement) et, à la fin, conversation téléphonique avec le mystérieux personnage, avec celui qu’il me mit directement en contact.

Le 30 août 1970

Aujourd’hui dimanche, j'ai jeté la lettre et j'ai ainsi accompli sa volonté.

J’ai l’impression qu’un souffle provenant du monde des « dieux » m’a frôlée.


Note 1 : L'expression espagnole se comprend bien si l'on sait que PLG est "P-adre L-opez G-uerreo" qui a écrit un livre sur UMMO dans lequel il traite Saliano comme le diable, Satan. On comprend la dette que Saliano exprime envers le père Guerrero pour avoir "détourné" de lui les lecteurs.

Note 2 : Le couple P serait-il celui de Pena ?


Commentaires de Jacques Costagliola

Commentaires de Jean Pollion


Texte espagnol

19-9-69

Cerca de las 6:30 llamó Saliano y nos dijo con voz llorosa:

Hemos perdido la batalla, ha sido horrible, ha sido apocalíptico. Todos han quedado contaminados cósmicamente excepto:

Carmen Prados, Manzano, Antonio, Gerardo Rivera. Yo le dije que no conocía a este y me dijo que es un sacerdote.

(Al preguntarle la causa de que se hubiera librado me dijo que estaba en otra dimensión)

Yo le dije ¿Qué batalla ha sido? Y contestó, no imagines una batalla como las de la Tierra. Ha sido cósmico. Le dije que quería comprender y que si podíamos hacer algo. Me dijo que era el peor momento para hablar, que no podía hacerlo.

Le dije que si podía hacer algo, aunque mis preguntas probablemente le parecerían absurdas. Dijo que no lo eran, pero que lo difícil era contestar. Que era el peor momento.

Que “hemos sido derrotados” al preguntarle que por quien dijo que “por el enemigo cósmico”. Pregunté que si podía decirlo en la Ballena. Dijo que sí. También dijo que no había que perder el ánimo y al decirle yo que yo confiaba en Dios, dijo y repitió “El nos ayudará”

Pasados de tres a cinco meses podríamos rehacernos. Que no había que perder el ánimo.

Alicia    Llamada de Saliano 1-6-1970

Hoy lunes, que ha sido para mí un día de vacaciones, me llamó S sobre las 4 de la tarde. Le dije que había recibido su carta y le pregunté si podía leerla y comentarla con Nido y con Valero; me dijo que sí, que lo hiciera. Al preguntarle si podíamos abrir y leer el sobre secreto  que venía en la carta, me dijo que no, que debíamos esperar a abrirlo mañana a las 11:00 en la Ballena.

Le pregunté que si las cartas que había recibido Mejorada eran falsas, y me dijo que no podía contestar. Que no podía hablar negativamente de nadie, y que muchas veces, su silencio, era una súplica, y tenía mas significado que las palabras.

Me dijo que acercarnos a él era peligroso y me aconsejó que si notaba síntomas de insomnio, tristeza, ansiedad me apartara de él.

Dijo que Valero iba a recibir un informe científico de extraordinario interés y que él, con su ciencia, podría interpretar; Creo que se refería a los autores o al autor de las teorías como “científicos cósmicos”.

Insistió en el peligro que corremos los que nos acercamos a él. Dijo que él tenía que seguir su línea, y que era como el ciclón que arrancaba árboles, sembraba destrucción, no porque deseara hacer daño, ni porque fuera sádico, sino porque era así. Me puso un ejemplo y me dijo “si tu al caminar inconscientemente aplastas una hormiga no es porque seas sádica, pero causas la muerte de un ser inocente” lo mismo puede ocurrir si nos acercamos a él.  Dijo que quizás en la ciencia de UMMO o incluso en la propia ciencia terrestre encontraríamos una ayuda. Le dije que los seres de UMMO no parecían desear tener muchas relaciones con nosotros y me dijo “es que están asustados” temen la reacción de los terrestres, dijo que eran muy parecidos a nosotros aunque muchísimo más inteligentes y con una sociedad mucho más perfecta. Se daban cuenta de que podían perjudicarnos y por eso su silencio. Le dije que por que él no había podido relacionarse con ellos, me dijo no me comprenden. Yo le pregunté si no había entre ellos algunos que como nosotros, un pequeño grupo de la Ballena, que quisieran relacionarse con él. Me dijo que ellos sabían el peligro que corrían, vosotros sois como niños curiosos acercándose al fuego, pero ellos como adultos se dan cuenta del peligro.

Insistió mucho en el peligro; dijo que entre mil solo uno o dos podrían superar este peligro. Dijo que en algunos, citó a Palacios y a Peña su racionalismo era una defensa; pero nosotros los más abiertos estábamos en peligro. Me dijo que advirtiera a Nido y a Valero.

Me aconsejó que me mantuviera únicamente como espectadora para protegerme.

Dijo que sus advertencias no obedecían a caprichos suyos, sino a motivaciones extra – cósmicas que se nos escapaban.

Dijo que las religiones habían sido grandemente falseadas por los hombres pero que todavía quedaban en el Cristianismo, tanto en su modalidad Católica como evangélica y en el budismo grandes verdades.

Se refería a él como un “Cronoprotector”.

Dijo que advirtiera a Valero de que estuviera alerta, no fuera que debido al servicio de correos, en el cual el no podía intervenir, dejara de recibir el informe.

Al preguntarle primero sobre el peligro y si este consistía en perturbaciones o neurosis, me dijo que sí, y que por lo visto “nos sentiríamos extraños e inadaptados en la sociedad terrestre en que vivimos” que aunque, dijo, como ustedes mismos han dicho “su sociedad está gravemente enferma” sería terrible el sentirnos aparte sin posibilidad de incorporarnos a ella.

Alicia:     14 de Agosto 1970

Ayer día 13 por la noche, sobre las 10 me llamó S y tuvimos una larguísima conversación telefónica (al terminar miré el reloj y marcaba la 1 menos 25; contando con un cuarto de hora de adelanto, eran las 12 y 20)

Habló de los sucesos de la noche pasada y me preguntó si había visto en el cielo su señal. Le dije que yo no pero que otros si la vieron. Me habló del peligro que corríamos acercándonos a él y me dijo este es mi consejo: Apártate de mí. Soy peligroso y advierte de este peligro a los demás. Me dijo que si quería terminar todo contacto con él debía olvidarlo no ir a la Ballena ni los jueves y decirle que no me llamara más. Dijo que él no quería hacernos daño pero que al estudiarnos nos producía trastornos, como los investigadores terrestres, dijo, al estudiar los microorganismos y ponerlos en el porta-objetos para que se evapore la gota de agua en la que vivían y los pequeños seres mueren.

Dijo que lo de la noche del martes al miércoles (11 de agosto) fue peligroso pero sobre todo para Antonio por cuya boca habló.

Se refirió a los terrestres y a su falta de equilibrio. Dijo que teníamos que hallar el equilibrio en nosotros y en nuestro medio social. Dijo que no teníamos todavía consciencia de la red social a la que pertenecíamos, y que casi todas las civilizaciones avanzadas la tienen.

Un nudo debe saber que no es él solo, sino que forma parte de una red, y que nuestro primer deber era promover la justicia social.

Era horrible en este sentido la situación de la Tierra, con tantas personas que carecían de lo mas indispensable, y horrible era el que cuando la época de la esclavitud hubiera personas que la hubieran defendido diciendo que Dios quería que hubiera esclavos y hombres libres, y que los esclavos eran felices sirviendo a sus amos.

Habló de los que solo pensaban en su propia liberación y se retiraban al zenobio a meditar. Citó a los yoguis de la India y dijo que se les podía comparar a células cancerígenas que se reproducen y triunfan como células, pero que llevan a la muerte al organismo al que pertenecen.

Hay que hacer el bien social de todos y armonizarlo con la búsqueda del equilibrio interno.

Insistió mucho en la idea de la Red (me recordó a los de UMMO empleando su misma terminología)

Me dijo que las personas debían intentar promover el progreso social, y que yo debería hacerlo también.

Me dijo que solo por intentarlo aunque no lo consiguiera no me sentiría frustrada, ni habría fracasado aunque muriera.

Insistió en la importancia del esfuerzo. Tratar de ayudar a todos y si por imposibilidades de las circunstancias o por imposibilidades físicas debidas a enfermedad no teníamos éxito, eso no importaba. No habríamos fracasado a pesar de todo.

Al preguntarle yo lo que debía hacer, me contestó que yo era quien debía verlo y ver hasta donde llegaban mis posibilidades.

El no podía sugerirme el camino heroico y decirme que me fuera a los montes o a combatir la injusticia, pero estaba claro que yo debía elevar mi voz de “débil mujer” y denunciar la injusticia aunque fuera en presencia de pequeños círculos solamente, y lo que si, dijo, sería un terrible pecado era ir contra aquel que, aunque fuera gritando, denunciaba la injusticia social.

Hablamos también del peligro que él representaba para los que nos acercábamos a él. Dijo que él no era una unidad sino múltiples y que para que lo entendiera mejor pensaba en él como teniendo dos aspectos distintos. Cuando nos hablaba en lógica binaria, como en el caso de esta llamada telefónica, no era peligroso. Si lo era cuando utilizaba la cosmosimbología. Me puso varios ejemplos. Dijo, “Imagínate una hoja de papel delgado, ¿la ves?” Cuando le contesté que sí dijo, “Ahora imagínate una esfera fuera del papel, que proyecta una sombra, ¿la ves?” Cuando contesté afirmativamente dijo “la sombra no es peligrosa para el papel, pero ¿que ocurriría si la esfera tratara de entrar en el papel?” Le contesté que este se rompería.

También me puso el ejemplo de una emisora de televisión, o plantas atómicas. Las figuras que aparecen en la pantalla son inofensivas, pero si tratáis de entrar allí donde se producen las corrientes de alta tensión os dañareis  o incluso electrocutareis.

El, es como esa gran energía que puede matar pero no por sadismo, ni por que lo desea, sino por su propia naturaleza. MANZANO dijo era una víctima suya (aparte de que fuera un soberbio)

Y todos los que habíamos tratado con él, dijo, estábamos ya afectados en cierto grado (Cuando yo le había preguntado antes quien mas, aparte de MANZANO estaba afectado, me dijo repetidas veces “¿pero no lo ves? ¿es que estas ciega?”)

Me habló también de la contradicción en la que incurría y que me dejaba tan confusa; por una parte él me decía “aléjate de mí” y por otra ”vuelve a la Ballena”.

Le pregunté si había hecho bien y dijo con gran énfasis (“Si”) y dijo que también tenía pagar (esta palabra no se entiende bien en el manuscrito) el P.L.G. al advertirnos del peligro que él (S) representaba. Y cuando le dije que también los de UMMO nos habían advertido de este peligro, dijo también con énfasis “¡Y HAN HECHO BIEN!”

 Se refirió también al sufrimiento de los terrestres y dijo que las personas culpables eran las que aparecían en nuestra pantallas de TV y aludió a ellos llamándolos “CRIMINALES” (siento no recordar exactamente sus palabras pero eran algo así) “El hombre que para llenar sus arcas promueve guerras es un criminal nato” (El hombre que impide el diálogo espiritual entre los hombres es un criminal nato. Es fácil ver entre los criminales natos a los líderes políticos)

Le pregunté a que se debía que los humanos tuviéramos siempre miedo, miedo a la muerte, a la enfermedad, al fracaso….  El dijo que los de UMMO nos habían dicho en una ocasión que ellos no sienten angustia vital. Me contestó que el miedo era una herencia genética que teníamos que padecer y que tardaríamos mucho en superar, y que en cierto sentido era una defensa. Me puso el ejemplo del dolor que un cirujano terrestre podría suprimir, ya que bastaría cortar los terminales nerviosos, pero dijo que no lo haría porque podríamos, por ejemplo, acercarnos al fuego y quemarnos y no darnos cuenta.

Dijo que los de UMMO le temían y no le necesitaban, porque habían alcanzado una red social bastante perfecta. Le pregunté si las distintas redes sociales de diferentes planetas podían integrarse en una red superior y me dijo que sí, pero naturalmente primero deberían integrarse todos los nudos en su red planetaria. Me dijo que los de UMMO iban por buen camino y se integran en esa red superior, pero nuestra situación era muy diferente ya que no poseíamos la consciencia de nuestra red social.

Dijo que la conversación me estaba resultando agotadora ya que era muy densa y había muchas ideas y que me llevaría varios días el asimilarlas.

Me dijo que debería cortar la comunicación. Le contesté que estaba bien y le dije adiós.

Espere un ratito el no contestó entonces colgué.

COMENTARIOS DE ALICIA

1º) Parecidas sus advertencias a las de UMMO

2º) Empleo de la misma terminología en ciertas cosas. Red Social.

3º) Como los de UMMO nos han dicho, él insiste en que nuestro primer deber es para con nuestra propia Red Social.

4º) Su peligro es la alienación con alteraciones psico-somáticas. Los de UMMO nos han dicho últimamente que “ellos” han producido también, sin quererlo, esa alienación en algunos de nosotros.

5º) Saliano ha dicho “Apártate de mi” los de UMMO han dicho

Preferiríamos que nos olvidasen, en la carta que Villagrasa recibió el 1 de julio.

Saliano y los de UMMO se refieren o relacionan a nuestra “Red Social” con nuestra respuesta psicológica a los contactos con ellos.

Cosa curiosa: dijo que “una red normal” no la formaban únicamente las personas vivas, sino también los que habían muerto; se estaba refiriendo a los que morían sin haber logrado alcanzar su meta de alcanzar la justicia social en su red, pero que lo habían intentado y hablo de la muerte “en el sentido que vosotros le dais, de los que yacen y descansan en la tierra”  

Antes había dicho que las personas que no sentían deseos de promover la justicia social “Estaban muertos” 

Alicia:       28 de Agosto 1970

No quiero dejar para más tiempo sin contar, las últimas conversaciones con S pues creo que son importantes y sus detalles merecen ser conservados.

El lunes 24 de Agosto me llamó a la Embajada y me dijo que iba a recibir un mensaje suyo.

Este no llegó hasta el martes, tenía tres partes: una para Sesma, otra para Antonio y otra par mí.

La parte dirigida a Sesma era amenazadora, le ponía verde, Y sacaba otra vez a colación el famoso tema de P.

Lo llevé a la Ballena y pedí a Sesma que no leyera públicamente sobre todo cuando entró el matrimonio P. Pero él lo leyó.

Yo dije que para hacer constar mi desacuerdo me marcharía del salón y que probablemente no volvería a la Ballena.

Bajé luego a recoger las cartas que Sesma debía entregarme y volví a casa bastante preocupada.

Al día siguiente 26 de Agosto: Saliano me llamó a casa.

Me dijo si estaba preocupada y le dije que sí.

Que me molestaba ver como se ofendía públicamente a una mujer y que no aprobaba eso.

Se mostró comprensivo y dijo que lo comprendía, porque siendo yo una mujer sensible sufría al ver que una semejante mía era públicamente humillada.

Volvió a insistir en nuestra responsabilidad hacia la Red Social Terrestre y habló de las terribles injusticias que sufríamos en la Tierra

Y en E (posiblemente Alicia se refiere a España) se refirió a                         (un montón de blancos en su cuaderno de notas)      a los incidentes de Granada etc. obsesos                  (blancos) por unos dementes por que defendían el pan de sus hijos. Habló de la falta de conciencia social. Yo le dije que creía que cuando en algunos casos se había formado repentinamente la conciencia de grupo es que algo superior al hombre había ayudado, y me dijo “Hija mía” haces una afirmación gratuita, y me dijo que aunque yo no fuera experta en física me iba a poner un ejemplo.

Un huevo, dijo, tiene en la clara partículas en suspensión, con cargas eléctricas que se repelen. Este estado se llama Sol.

Pero si por algún motivo estas desaparecen la masa se aglutina y se dice que “ha cuajado” Algo análogo pasa con la conciencia de grupo y entonces surgen las revoluciones, que no tienen por que ser violentas, pero si transforman.

Habló de la cobardía humana que se desentendía del prójimo y me recomendó que fuera a ver la película “EL INCIDENTE”

Le dije si cuando más “estudiaba” era una especie de asimilación o conocimiento místico y por eso nos perturbaba. Me dijo que la palabra más adecuada no era estudio sino “Catarsis” (Purificación). Que él, que era un bálsamo para los seres tomados colectivamente, uno a uno podía perturbarnos, como el que pulía un metal o una madera podía darle una forma bella pero las partículas de la superficie en contacto con los instrumentos eran destruidas.

Le dije, si a nivel de las células no había salvación y me dijo, dentro de mucho tiempo, cuando toda la Red Social hubiera cobrado Vida, cada célula encontraría su vibración.

Le dije si en otra dimensión del tiempo no sería ya así, ya que él me había dicho que la Red Social no estaba formada solamente por las personas vivas, sino por las muertas y por las que habían de ser en el futuro. Me dijo que así era efectivamente y que esto era algo que aun los de UMMO ignoraban ya que creían que la Red Social era solo de personas vivas.

Me dijo que tenían esta verdad solo como una teoría.

Pero yo tenía que vivir y actuar en mi tiempo.

Respecto a él me dijo que me daba dos palabras claves “CARMICHAEL y SALIAEL”

Día:   27 de Agosto 70

Garrido nos leyó la carta de los de UMMO. Me inquieté. Dormí mal, al día siguiente nueva llamada de Saliano a la EMBAJADA y la prueba de que conocía mi estado de ánimo y lo que quería decir a P. me dio la ¿???.

Primera llamada al llegar a casa. Su advertencia “No quieras entrar en el mundo de los dioses” (Habló simbólicamente) y al fin la conversación telefónica con el misterioso personaje con el que me puso él directamente en contacto.

           

Día  30 de Agosto 70

Hoy domingo eché la carta y cumplí así su voluntad.

Tengo la impresión de que un hálito proveniente del mundo de los “dioses” me ha rozado.