D 41-11
T8-54/57b
ajh
corr: 21/04/04
I-II-76/81
Titre de la lettre:
- Le sexe dans le couple d'Ummo
- L'éducation sexuelle de l'enfant sur Ummo
Date :
1966
Destinataires :
Sesma
Notes :
Lettre 11 d'un total de 112 pages
Anciennement classée 41-9
Classement JP: 41k

 

LA VIE QUOTIDIENNE SUR UMMO

Le champ électromagnétique généré par un AAXOO (Oscillateur de base nucléaire capable d'émettre de grandes puissances) peut se modifier pour moduler aussi bien les douces oscillations du WOIOA (espèce de divan lit) que sa situation dans l'espace.

Quand le GEE (époux) ou la YIIE (épouse) désirent rapprocher leurs WOIOA respectifs, il leur suffit d'encoder les ordres opportuns au moyen d'un signal acoustique de fréquence inaudible. Aux spécialistes en ordinateurs ou traitement électronique de l'information nous dirons comme information curieuse, que les transducteurs ultrasoniques qui captent les ordres codés n'envoient pas directement le signal aux servomécanismes ou BUUTZGOIA. Ces données passent d'abord par un XAANMOO (espèce d'ordinateur) qui analyse le caractère logique des ordres. Si la personne qui a lancé le sifflement ultrasonique a commis une erreur explicable, le XAANMOO réalise une rapide analyse statistique sur les probabilités qu'un tel signal puisse être émis à ce moment. Par exemple, il peut être absurde à 70 UIW, quand tous dorment, que quelqu'un puisse émettre l'ordre d'occulter dans le sol le WOIOA (lit). L'ordre alors n'est pas obéi, à moins que par de nouveaux signaux codés ne soit justifiée à nouveau une telle décision.

En réalité tous les équipements automatiques d'UMMO possèdent ces dispositifs d'analyse logique. Vous-mêmes devez comprendre comment une civilisation qui a atteint un haut degré d'automatisation doit être protégée des erreurs involontaires de ses frères. Un son mal modulé, quand nous voyageons par exemple dans un quelconque UEWA (véhicule), pourrait provoquer une catastrophe si les mécanismes ne disposaient pas de ces contrôles de fiabilité des ordres humains.

Les deux WOIOA (Lits de mousse en lévitation) se rapprochent jusqu'à être au même niveau. L'épouse et l'époux peuvent, s'ils le désirent, initier leur contact conjugal.

Nos relations de type sexuel se développent sur un plan différent des terrestres. En premier lieu la psychologie sexuelle diffère de celles des OEMII (hommes et femmes) de cette planète.

L'éducation se développe sur des canons différents et enfin les pratiques et habitudes adoptées présentent bien sûr des différences spécifiques. Nous allons tenter de résumer une matière si complexe.

L'évolution sexuelle se développe par des procédures physiologiques et psychologiques qui montrent des divergences marquées. Tout d'abord la puberté commence chez les UGEE et UUYIE (enfants) vers les quatorze ans terrestres pour les premiers, la première menstruration survient entre 15,5 et 16,6 années pour les filles.

Un facteur important à considérer est la localisation des zones épidérmiques auxquelles s'associent une tonalité érogène marquée. Chez la YIE (femme) de telles zones érogènes se localisent dans les organes reproducteurs externes, le ventre et les fesses, les seins et les hanches. La plus grande insensibilité se trouve sur les zones faciales (pas même sur les lèvres), les cuisses et la gorge. Chez le GEE (Mâle) la localisation pour les tendances de la libido féminine s'oriente sur l'organe reproducteur, ventre et fesses.

Ne vous étonnez donc pas que le baiser manque totalement de signification sexuelle pour nous. Cette pratique seulement connue sur cette Planète Terre pourrait être considérée comme répulsive pour nous, puisque sans finalité érotique, nous la jugeons comme anti-hygiénique et stérile.

Le début de l'orgasme se réalise en général par voie tactile avec les mains. La caresse dirigée sur les zones érogènes provoque en nous un effet émotivo-sexuel bien supérieur à celui obtenu par vous.

La technique du coït présente une grande analogie avec les pratiques occidentales de la planète terre. Nous ne connaissions pas et nous avons prouvé l'inutilité de certaines formes conseillées par la philosophie hindoue et japonaise. Deux différences peuvent cependant être signalées : la défloration n'est jamais réalisée par une autre personne que l'époux. Il n'existe pas de technique d'hymenectomie dans la pratique chirurgicale, réalisée par des spécialistes de "médecine ".

La mesure du plaisir (PAS SEULEMENT SEXUEL ) nous la réalisons au moyen de l'évaluation d'une fonction, reflétée par une gamme de champs électrostatiques générés par le cortex cérébral. Celui-ci nous permet de vous indiquer comme chose curieuse que la durée de l'orgasme et son intensité relative sont mieux équilibré entre les hommes et les femmes d'UMMO qu'entre les terrestres pour lesquels la durée est plus accentuée chez le sexe féminin.

La psychologie sexuelle revêt pour nous une importance aussi marquée que pour les habitants de la Terre. Cependant tout ce qui est en relation avec la fonction reproductrice est totalement sans préjugé ou sans, comme vous les appelez, " TABOUS ".

L'éducation sexuelle pour nos UUGEEYIE ( garçons et filles) commence à un âge plus précoce que celui qui correspond à l'orée de l'adolescence. D'autre part la formation est imprégnée d'un profond sentiment religieux.

Aucune autre des fonctions biologiques n'éveille en nous une plus grande identification avec WOA (Dieu) que la génétique. Nous ne comprenons pas comment quelques civilisations de la Terre ont pu corrompre et masquer un des processus les plus passionnants de la vie, comme s'ils avaient honte de ce que WOA (Dieu) a généré. Nous, les quelques membres de ce petit groupe d'hommes d'UMMO, déplacés sur la péninsule ibérique, sommes restés surpris en vérifiant la série de mythes paternalistes que les progéniteurs introduisent dans les mentalités infantiles.

L'occultation de la vérité, par des légendes mièvres, faisant (entre autres exemples) référence aux "cigognes" déforme sauvagement l'éducation embryonnaire des UUGEEYIE. Comment les adultes terrestre peuvent-il s'étonner que leurs enfants, au moment ou ils ont accès à la vérité, elle-même déformée par leurs jeunes compagnons scolaires, perdent tout respect et confiance dans les "dires de leurs parents " ? .

Ce premier stade de l'éducation, nos frères d'UMMO l'initient personnellement à leurs enfants, bien avant que ceux-ci n'intègrent les UNAWO UI (centres didactiques)

L'orientation est dirigée avec l'assistance du réseau mondial d'ordinateurs (XANMOO AYUBAA ) qui indique aux parents, en fonction de la psychologie de chaque enfant, le chemin didactique à suivre et résout les doutes qui peuvent apparaître à certains niveaux.

Le processus pédagogique se déroule presque toujours à l'intérieur de l'UULODAXAABI. C'est une chambre ou pièce qui n'est jamais absente dans les XAABIUANNAA (Maisons) sur notre UMMO. Elle est généralement placée dans la partie la plus haute des superstructures du XAABI, et a la forme d'une coupole parfaitement hémisphérique (l'accès est par le sol, puisque cette forme sphéroïde n'a pas de porte).

Par des ordres codés, toute la superficie sphérique de l'UULODAXAABI présente une image tridimensionnelle qui entoure complètement l'individu, lui donnant la sensation de se trouver submergé en pleine action. Vous pouvez l'imaginer comme un cinéma avec les techniques de " Cinérama " dans lequel l'écran est étendu jusqu'à couvrir tout le champ possible de vision, excepté le plan de sustentation ou le sol.

Deux sources de captation des images existent dans chaque foyer d'UMMO. L'une personnelle, intégrée dans un équipement AAXOO UAXOO (émetteur récepteur), stocke au moyen d'une unité statique de DIIO (Titane) les signaux chromatiques tridimensionnels qui doivent constituer l'image.

Le système d'intégration des images diffère totalement de celui employé par les systèmes de télévision terrestre, dans lesquelles l'image est explorée ou balayée par un faisceau de rayons cathodiques dynamique. L'image obtenue par nous accède au contraire directement à l'UEIN GAA EIMII (écran de visualisation), au moyen d'une infinité de cellules terminales d'autant de fibres optiques, dont les sections atteignent seulement quelques microns terrestres. Dans la perception visuelle de cette image n'intervient pas la persistance d'images rétiniennes ni l'effet psychologique ou phénomène PHI connu par les spécialistes terrestre de psychologie.

Cette source d'information que nous pourrions appeler "domestique" emmagasine une copieuse documentation graphique. Vous pouvez penser que dans nos XAABII ou maisons, nous possédons une bonne bibliothèque, des albums de photographies tridimensionnelles et de la musique ou des paroles enregistrées sur disque ou bandes.

Rien n'est plus loin de la vérité. Le matériel graphique utilisé sur notre planète a un caractère provisoire et n'est utilisé que dans des cas particuliers. Nous regrettons de désenchanter les spécialistes en arts graphiques de la Terre, mais sur notre UMMO il n'existe rien de semblable aux procédés de composition typographique, à l'offset, à l'héliogravure ou à la sérigraphie. Ni même ne subsistent les procédés qui gardent certaines similitudes avec la reprographie xérographique ou avec les procédés modernes que vous utilisez de projection électrostatique de couleur (ne pas confondre avec la xérocopie) . Jamais pourtant nous n'avons connu les linotypies. Nos antiques appareils diffèrent assez des actuelles machines planes, des minerves (petites machines à imprimer) et des grandes rotatives terrestres (lisez le rapport accessoire).

Les photographies et les images mobiles sont stockées codées sous forme d'états quantiques au sein d'un cristal de titane (nous n'employons pas le système binaire mais "duodécimal"). Les dessins une fois tracés sur des plaques spéciales, se reproduisent photo-statiquement par un procédé différent de ceux des UULODOO (photographie : appareils photos). Les textes manuscrits se décodent automatiquement en transformant les traits maladroitement tracés sous forme de caractères officiels de notre langage.

La parole reçoit un double traitement. Les phonèmes sont enregistrés dans leur version originale pour être reproduit ultérieurement, comme vous pouvez le faire vous-mêmes sur un magnétophone, mais en même temps sont analysé les différentes voix ou sons et ils sont transformés en caractères officiels lisibles. Chacun de ces documents intimes pour la famille est classé avec une série de chiffres de code qui permet de les sélectionner suivant le besoin. Si l'un de nos frères désire lire un de ces textes, ou contempler une séquence d'images mobiles correspondantes à une vieille fête familiale, il se rend dans son UULODAXAABI, et dans une partie du grand GAA (écran) sphérique il peut lire le texte ou contempler l'image.

La seconde source d'information visuelle est le XANMOO AYUBAA . Ce réseau qui couvre tout Ummo, non seulement fournit le conseil sur les fonctions scientifiques ou offre ses services de calcul ou règle le trafic des UEWA entre autres nombreux services. Il envoie aussi tout type d'images aux habitants des XAABII (maisons) depuis des textes polygraphiés jusqu'à des vues panoramiques des belles régions polaires. Depuis des reproductions de vieux documents historiques jusqu'à de simples images pédagogiques pour l'apprentissage de l'enfant. Depuis des images animées (vous les appelleriez cinématographiques) qui occupent tout le GAA (écran hémisphérique) correspondantes au processus de fabrication des fibres optiques dans une fabrique située à des centaines de KOAE, jusqu'à la vision d'un de nos enfants durant l'UAMII (repas) dans le UNAWO UI (colonie universitaire).

Bien plus: les YIE (épouses) peuvent commencer l'éducation sexuelle de leurs enfants en offrant au moyen de l'UULODAXAABI une séquence de dessin ou d'images élémentaires qui montrent le processus de reproduction. Nous accordons à l'enseignement par l'image beaucoup plus d'importance que ne le font les terrestres. La sobriété chromatique et des formes dans les dessins destinés à l'enseignement des premières années est soigneusement calibrée. Un dessin où une photographie qui peut satisfaire un UUGEE (enfant), peut-être inefficace d'un point de vue didactique et même contre-indiqué pour un autre.

Les petits vont prendre conscience de l'importance des fonctions reproductrices en reliant ces concepts à l'idée de la génération du WAAM par WOA (Dieu). L'enfant apprécie depuis sa première enfance le caractère sublime de la maternité. Il commencera à comprendre et penser de très bonne heure le processus de la gestation. La tendresse avec laquelle un enfant enveloppe sa mère quand elle se trouve dans cet état est une réaction commune dans l'enfance.

Mais à la frontière avec l'adolescence (avec le début de la puberté) peuvent surgir dangereusement les habitudes d'onanisme. Il existe sur ce point un parallèle évident avec les terrestres. Quand les spécialistes d'UMMO affrontèrent ce problème qui affectait presque 100% des UGEE (jeunes garçons) et 38 % des UUYIE (jeunes filles), il y a de cela des milliers d'années d'UMMO, ils crurent trouver la solution grâce aux contrôles par réflexes conditionnés. Mais la mise au point de la solution eut un résultat aberrant. Les enfants étaient secrètement contrôlés par des équipes qui, par l'intermédiaire de la détection de variations hormonales, connaissaient le moment auquel l'enfant commençait une telle pratique. Instantanément l'enfant ressentait une forte piqûre provoquée par une décharge électrostatique, qui lui provoquait une forte inhibition.

Les résultats furent désastreux comme nous vous en informerons.