D 41-12
T8-60/63
corr: 23/05/04
Titre de la lettre:
- Essai et échec de la correction chirurgicale des problèmes de l'adolescence
- Contrôle de la natalité du couple d''UMMO
Date :
1966
Destinataires :
Sesma
Notes :
Lettre 12 d'un total de 112 pages
Anciennement classée 41-9
Classement JP: 41m

 

LA VIE QUOTIDIENNE SUR UMMO.

Nous vous rappelions dans le rapport antérieur quelles furent les premières bases de nos spécialistes pour réprimer les pratiques masturbatoires des enfants de notre planète.

On crut que la forte inhibition des premières tentatives de l'UGEE (ENFANT), initiée par une décharge électrostatique de potentiel élevé bien que sans danger pour l'organisme, créerait des défenses de l'individu (réflexes) contre ce vice.

Et malheureusement il fut ainsi : dans un très grand pourcentage de cas (87, 2% des cas analysés) les jeunes cessèrent leurs pratiques onanistes. La tragédie apparut plus tard lorsque ces mêmes individus présentèrent des symptômes d'impuissance IWOIA (procréatrice). La résistance de caractère psychogène à l'érection, les symptômes comme IDDOANAA ADIUU (anorexie), UNNIEYA GIADAA (céphalées), OAWUO WUANAI (tachycardies), et des formes de BIEEBUTSOA (inhibitions psychomotrices), en plus de l'absence de contrôle érectile, rendirent incapables ces malheureux de fonctions matrimoniales normales.

Naturellement cet échec ne découragea pas nos experts en BIEEWIGUU (psychobiologie) et grâce à eux nous avons obtenu que nos jeunes accèdent à notre époque à l'OMGEEIIE (mariage) sans jamais avoir expérimenté l'orgasme. De ceci nous parlerons dans un autre rapport.

De plus le jeune habitant d'UMMO ne passe pas beaucoup de temps entre la puberté et son union conjugale. Nous jugeons que c'est une atteinte aux divines lois de WOA de nous maintenir dans le célibat une fois que les facultés reproductives se sont développées. Dans un rapport antérieur, Monsieur SESMA, nous vous avons illustré la manière dont nos frères arrivaient rapidement à cette union au sein même de l'UNAWO UI (colonie d'enseignement), alors qu'ils se trouvent en pleine phase de leur formation intellectuelle et professionnelle.

Les contrôles psychosociaux, concernant les apparitions sporadiques d'érotisme morbide, sont rigides et efficaces. Ce n'est pas parce qu'existent des organes officiels chargés de veiller sur l'humanité de notre planète contre la sexualité effrénée. C'est simplement que la même société rejette par des mécanismes instinctifs de défense l'individu qui malgré les moyens pédagogiques et prophylactiques efficaces, présente des symptômes étranges dans sa conduite sexuelle.

Par exemple :La XIIXIA KEAIA (prostitution) apparut dans les premiers stades de notre humanité. Il existe de vieux témoignages des anciens AASE OUIA (chefs ou gouverneurs), dictant des décrets pour réguler ce trafic de femmes.

Les familles nombreuses décidaient le nombre de leurs rejetons de l'un ou l'autre sexe. Ceux en supplément de ce chiffre, étaient livrés aux XIIXIOUIAA (femmes et hommes qui réglementaient ce trafic). Tous les hommes non mariés avaient le droit de cohabiter périodiquement avec ces malchanceuses ( un nombre de fois fonction du nombre de demandes de ce genre et du nombre de femmes disponibles chez le XIIXIOUIA). Avec la particularité qu'existait aussi des GEE (hommes) contrôlés dans ce triste but, qui accordaient aux YIE célibataires le même privilège.

Le contrôle absolu de cette tare sociale était cependant effectif. La situation cependant finit par se déséquilibrer sérieusement sous l'hallucinant mandat d'une UYIE (ndt: ou " UUYIE") (enfant) connue dans notre histoire.

WIE 1, fille d'OOUA 33 et de sa prédécesseur au pouvoir IE 456, impose capricieusement (poussée par d'occultes motivations infantiles et sur les conseils de sa mère) la consigne que toutes les femmes d'UMMO qui arrivaient en phase d'IWO (faculté de procréer) devaient tomber enceintes.

La mesure humiliante éleva d'affreuses clameurs dans cette pauvre société soumise aux arbitraires de la UUYIE (enfant), qui à cette période n'avait pas encore quatorze "années terrestres".

Seules les épouses et enfants des hauts fonctionnaires de ce gouvernement autocratique et celle des membres de la ténébreuse WOODOO (espèce de police) furent dispensées de ces ordres drastiques.

L'explication officielle justifiait ces consignes par la nécessité d'une expansion démographique qui rendrait possible l'ambitieux plan scientifique de la précédente au pouvoir: IE 456, fille de NAA 312.

Les malheureuses YIE (femmes) jeunes et d'âge mur savaient que les inspecteurs chargés de les examiner les condamneraient à mort si elles ne manifestaient pas les symptômes de la gestation. Des milliers de malheureuses stériles se suicidèrent et de très nombreuses épouses (quant leurs époux ne réussissaient pas à les féconder) se livraient désespérées aux centaines de milliers de GEE qui commencèrent à proliférer dans un nouveau et répugnant métier . De ce fait, la XIIXIA KEAIA (prostitution) jaillit avec une nouvelle force destructrice, anarchiquement, en revêtant la circonstance effroyable que le sexe féminin ne s'y livrait pas pour le lucre personnel mais poussé par des réflexesi de défense face au risque de génocide. (Note1)

Note 1

Quelques URAA (chroniques de l'époque) relatent des scènes épouvantables de ces Xii (jours). De nombreuses YIE, terrorisées, simulaient avec des morceaux de YUUWO (substance d'éponges végétales) cachés entre la tunique et le ventre, un état pseudogravide. Les agents de la WOODOO (police) les démasquaient et leur ordonnaient de se dénuder sur la voie publique, en faisant abstraction des sanglots et des cris hululant des malheureuses. Elles étaient traînées dans cet état jusqu'au lieu de contrôle le plus proche où, après avoir été l'objet de toutes sortes d'excès, elles étaient destinées au centre de vivisection.

On pouvait donc espérer que passée cette sombre étape de notre histoire, après la mort de la petite tyran (déchiquetée par l'onde de choc d'un explosif), les douloureuses tares disparaîtraient de cette société torturée. Il fut impossible de freiner la vague de prostitution qui s'étendit sur notre astre.

L'évolution lente de notre société, l'augmentation continue des biens de production (OUMBOO) et par conséquent l'augmentation du bien-être social, de l'éducation et du progrès scientifique réduisirent peu à peu le nombre de ces tares sexuelles, jusqu'au début de notre ère qui fut aussi l'époque qui marque la disparition d'un aussi terrible mal. Seuls subsistèrent de rares cas de YIE dont la constitution génétique prédisposée à cette tare de l'hypersexualité dans un groupe réduit de traits pathologico-sexuels bien définis. Les techniques de contrôle les plus modernes, durant le processus de gestation, des divers facteurs psychopathologiques, ont permis d'obtenir que de nos jours, l'existence d'individus de sexe féminin affligés de ces tendances, constitue une véritable rareté : la société réagit devant ces cas étonnants avec une exquise prudence et une affectueuse sollicitude. La malade est isolée et soumise à un traitement qui, parce que tardif et malgré l'avance de notre technique, n'assure pas la rémission du syndrome, bien que dans des maladies très rares nous arrivions à un pourcentage très élevé.

Par conséquent nous ignorons, sur UMMO, une grande partie de la large gamme des perversions sexuelles, si habituelles sur la planète terre.

Nous ne connaissons pas actuellement toutes les formes de sado masochisme, fétichisme, bestialité, nécrophilie, narcissisme, et les rares cas d'homosexualité peuvent être contrôlés par l'intermédiaire de la régulation hormonale, après intervention adéquate sur les mécanismes neurocorticaux et endocriniens, et sans nécessité d'abord chirurgical.

Un aspect intéressant pour vous sera sans doute le contrôle de l'IWO

Nous pouvons contrôler parfaitement le cycle de nos femmes. Cette régulation cependant est fortement liée aux impératifs et inhibitions de caractère religieux. Nos OMGEEIIE (couples) ne tolèrent jamais une régulation arbitraire dont l'unique mobile serait l'égoïsme personnel ou la satisfaction malsaine.

Notre religion nous oriente très sérieusement vers cet extrêmité. Ainsi nous ne comprenons pas comment l'homme peut vivre sauvagement dans une société dont l'expansion démographique ne soit pas contrôlée par ce même homme qui a reçu la faculté de s'autogouverner de la part de WOA ( Dieu). Tout comme vous ne concevez pas une société où les hommes mangent de manière désordonnée et puissent interpréter leur liberté comme le relâchement des mesures inhibitrices contre leurs instincts. Vous devez vous apercevoir (et en effet l'église Catholique Romaine commence à admettre sur Terre un tel principe) qu'une société consciente de sa finalité et de son évolution doit créer des leviers de contrôle à sa propre dynamique expansionniste.

Mais ces mesures ne doivent pas être imposées tyranniquement par un gouvernement paternaliste qui force les membres de la société à contrôler la naissance des enfants à l'encontre de leur propre conscience et volonté. C'est la famille même qui en acquérant conscience de sa propre responsabilité adapte les mesures les plus efficaces pour son bien et le bien de la société dans laquelle elle est incluse.

Les parents d'UMMO planifient le nombre de leurs enfants après une longue et soigneuse analyse. Ils compteront toujours avec les conseils des ministres religieux. Ils consulteront toujours le XANMOO AYUBAA (réseau d'ordinateurs) pour soupeser les centaines de facteurs qui doivent converger vers une mesure de cette nature. Nous ne nous angoissons pas. Nous évaluons méthodiquement les pour et les contre. Les facteurs génétiques, notre situation professionnelle, l'intelligence des parents, nos propres caractéristiques psychoaffectives ou sentimentales... et nous agissons en conséquence.

Sont proscrits sur notre planète les procédés artificiels anti-conceptionnels... Simplement parce qu'ils ne sont pas nécessaires.

En premier lieu nous avons dans toutes les XAABIUANNAA (habitations) des équipements détecteurs que nous appelons IWOUAXOO. Ceux-ci sont basés sur l'analyse des champs électromagnétiques générés par le cortex cérébral de la femme. Tout le métabolisme de l'homme peut être examiné par cette analyse. L'appareil détecte les petites altérations au cours du cycle de l'ovulation, en analysant soigneusement toutes les phases .

On a la connaissance exacte, non seulement des divers stades de maturation de l'ovule au sein de l'ovaire, mais aussi et évidemment de son passage par l'ODAXIXAA (appelé par vous "trompe de Fallope").

Mais c'est que, en plus, nous pouvons réduire le temps de présence de l'ovule entre deux points de son parcours au moyen de techniques qui permettent ce contrôle à distance.

Nous n'allons pas vous cacher l'importance que revêt ce contrôle, puisque la fertilité de la YIE est intimement liée à la présence de l'ovule. Non seulement nous connaissons la période de fertilité avec une totale exactitude mais nous pouvons la réduire ou l'amplifier. (Dans certaines limites : période minimale de fertilité : 46 UIW. Période maximale fonction des caractéristiques somatiques de chaque femme).

C'est pourquoi il n'existe pas de difficulté en ce qui concerne le contrôle des naissances.

Comme note importante : Nous vous dirons que quand l'OMGEEYIE décide de concevoir un nouvel enfant, cette nuit-là revêt un cérémonial inusuel. Le couple a l'habitude d'être explicite et de communiquer la décision confidentiellement aux personnes qui vivent près de lui, y compris les autres enfants. La bonne nouvelle est toujours communiquée au ministre religieux, qui accours sous quelques UIW pour féliciter le couple et les exhorter. Ces veillées extraordinaires ne sont jamais célébrées avec des nourritures spéciales. Au contraire, la régularité de celle-ci ne s'altère jamais pour des motifs d'hygiène qu'il est inutile de démontrer. Mais elles (les veillées) sont célébrées avec une véritable symphonie olfactive. Avec une merveilleuse cession d'IAIKEAI (art des parfums) dans laquelle la YIE essaye de briller devant ses proches.

Cette nuit est une merveilleuse étape dans la longue marche de l'OMGEEYIE d'UMMO, à travers le WAAM généré par WOA ( Dieu). Cette nuit les deux époux auront usé de cette merveilleuse faculté de générer, faculté léguée par notre Dieu pour l'évolution de l'humanité. Un nouvel ÊTRE va naître.

A disparu cependant l'antique coutume d'enregistrer sur les archaïques IBOZOOIXINAA (Voir rapport accessoire) les exclamations de plaisir exprimées durant l'orgasme de cette nuit solennelle. Bien qu'encore maintenant des GEE et des YIE d'UMMO enregistreront parfois encore ces sons revêtus pour nous de résonances affectives et sentimentales qui nous émeuvent profondément. Et dans la vieillesse : quand nos parents se seront converti en hélium, et que leurs BUUAWAA (âmes) s'identifieront à WOA, nous pourrons revivre à nouveau l'instant qui marqua notre conception somatique au sein de ce WAAM.