E9
D140
TP-37 à 44
Traduction : Jean Pollion
Dernière Modification: 05/03/2016
Pas d'original disponible
Titre du document : Analyse de tissus organiques
Date : 13/01/1967
Auteur : Supposément le Pr GALLEGO (qui le dément)
Destinataires : 9 membres du Groupe de Madrid
Langue d'origine : Espagnol
Notes : Envoi Supposé du Pr GALLEGO, mais celui-ci en a refusé la paternité.

Ummocat N° 140 (écrit par Darnaude) : Explicaciones sobre el aparato analizador de tejidos biologicos que me entregaron representantes de la corporacion "ummo"
Circular escrita por el Sr A.G.F. catedratico de Fisiologia de la facultad de Medicina de la Universitad de Madrid, remitada en 13-1-1967 a ocho miembros del grupo investigador del fenomeno UMMO en Madrid
8 folios
TI "Considero formoso una previa presentacion (aunque en este primer contacto..."
TF " Este carta sera entregada al muchacho reiteradamente citado para que la haga llegar a su poder"
Publicado en ELG 83-91 (8 p.) y en UIV 23-34 (11 p)
Ver documentos : D220, D420 à 424
Fragmentes publicado en el doc D 507

Note de Darnaude en anglais : Prétendue lettre envoyée en 1967 par le professeur Dr. Antonio Gallego Fernandez, patron du département de Physiologie à l'Université Complutense de Madrid. Dans ce document de 8 pages, le distingué Dr. Gallego assure que des agents d'une planète nommée "UMMO" lui ont mis en mains (par un clerc "ummite") un dispositif étrange et efficace pour analyser les tissus biologiques. Ce happening bizarre a été publié par Antonio Ribera dans son article concernant "UMMO" affaire imprimé dans "Flying Saucer Review", Londres, Volume 20, n°4,1.974, page 23

Extrait de l'Ummocat - Nº 4.322 - (donc écrit par Darnaude) : Rafael Farriols a acheté à Fernando Sesma ses volumineuses archives de rapports ummites. D'autre part, j'ai eu un entretien avec le Dr Antonio Gallego Fernandez, professeur de Physiologie à l'Université de Madrid qui a nié être l'auteur de la lettre de huit pages reçue le 13-1-67 par 8 membres du Groupe de Madrid [Document N°140] dont on suppose qu'elle a été rédigée par un mystérieux "Professeur de Médecine", missive qui traite d'un présumé analyseur de tissus organiques utilisé sur la Planète UMMO. Information téléphonique de Enrique Villagrasa. Donnée en note de Darnaude à Osuna, le 30-10-72. Cité dans le document N° ((D) 4320)

Note de Jean Pollion : Lettre supposée du prof GALLEGO... Reçue par 8 membres du Groupe de Madrid d'après l'Ummocat. Mention manuscrite : 13-1-1967 d'une écriture "très semblable" à celle de Enrique Villagrasa. Photocopie obtenue d'Igniacio Darnaude.

L'ensemble du document me fait penser à un courrier ummite "anonyme", c'est-à-dire non signé ni revendiqué. J'observe déjà une chose étonnante : le texte a été tapé sur un papier à en-tête officielle du Dr GALLEGO dont l'indication a été partiellement masquée à la photocopie, mais dans des conditions intéressantes. En effet, la page 3 contient la marque, sans doute partielle (on ne peut savoir si elle est professionnelle en exercice libéral ou un fragment de sa marque universitaire) mais complètement lisible, et toutes les autres pages portent juste une petite fraction subsistant après masquage, mais faite à l'évidence pour qu'on remarque la séquence. Tout ceci me conduit à y reconnaître une pièce de base des tests psychosociologiques. Interrogé par E. Villagrasa, le Pr GALLEGO a farouchement nié avoir écrit cette lettre et, au vu du contenu, je le crois volontiers. L'indication tapée à la machine en tête du document ( qui pourrait n'être qu'un report de l'en-tête complet masqué) semble avoir été rajoutée sur le document après photocopie : les caractères sont plus nets.

Cette lettre me semble être un magnifique support de test sociopsychologique sur les capacités d'analyse et de logique des Terriens. Et sur l'acceptation de données invérifiables ! Exactement comme la lettre de Antonio Pardo.
Attention ce document n'est pas d'origine Oummaine !
Il a été produit par un terrien en relation avec le dossier Oummo.

Cher Mr :

Je considère inévitable une présentation préalable (bien que dans ce premier contact je vous demande d'excuser l'omission de mon nom pour des raisons faciles à deviner).

Je suis Docteur en Médecine et pour le moment, titulaire d'une Chaire à la faculté de Madrid.

Le 8 courant j'ai reçu le visite d'un jeune homme de profession Expert Comptable (NdT: "Perito Mercantil" en espagnol) avec lequel j'en suis venu à entretenir en cette période une série de contacts très singuliers.

Le jeune homme m'a invoqué une série de raisons qui m'ont paru suffisamment convaincantes pour me décider à écrire cette longue lettre et à remettre huit copies supplémentaires à d'autres messieurs tout aussi inconnus de moi que vous-même.

Le caractère exceptionnel de ce sujet exige que je vous fasse référence à certains faits passés. Au moins ceux que sans violer le secret que je me suis imposé pour des motifs évidents, je peux vous raconter.

Le 18 décembre 1965, un inconnu m'appela au téléphone à mon domicile particulier Comme notre servante trouvait inintelligibles les phrases entendues, mon épouse prit l'appareil et ils lui exprimèrent le désir de parler avec moi (Je ne me trouvais pas à la maison à ces heures-là)

Un appel comparable se répéta cette même nuit, vers les 11 heures. Une répétition de paroles incohérentes (C'est plus tard que j'ai compris leur signification) me poussa à raccrocher agacé, le téléphone. Ce n'était pas la première fois que quelque de mes élèves se divertissait en nous dérangeant à des heures intempestives.

Mais à la date du 19 décembre, le même individu renouvela son appel. Cette fois, avec un accent étranger indéfini, mais articulant parfaitement les mots en castillan, se présenta correctement en termes qui me firent supputer qu'il s'agissait d'un confrère.

Pour commencer, il ne fit pas de référence à sa nationalité. Il voulait discuter avec moi d'une supposée découverte concernant la fonction des Faisceaux de Goll et Burdach et de quelques effets secondaires provoqués par la demi-section de la Moelle, c'est-à-dire : le Syndrome de Brown-Séquard. (NdT: le contrôle encyclopédique de ces deux références est totalement cohérent avec le contexte : elles existent et sont pertinentes. On notera que "Brown-Séquard" est le nom d'un seul chercheur.)

Son point de vue apparut si suggestif, qu'après un dialogue agréable qui dura sans exagérer une grande heure, je l'invitai courtoisement à venir prendre un thé avec moi le jour suivant.

Non seulement il refusa, mais sa réaction me laissa véritablement étonné. Au point qu'avec un manque évident de courtoisie de ma part, je raccrochai brusquement le Téléphone. Mon interlocuteur m'informait avec un naturel déconcertant qu'il venait d'une Planète distante de nous de rien moins que quatorze années, Et appelée par lui quelque chose comme "Umo".

L'incident me laissa perplexe et j'essayai d'imaginer une explication conséquente avec la conduite de mon supposé confrère. Ayant écarté l'hypothèse d'un élève farceur (Par suite de l'érudition exceptionnelle dont il avait fait preuve sur un sujet aussi vaste que la Neurophysiologie) on aurait pu estimer que ou bien il s'agissait d'un confrère à la mentalité paranoïde ou d'un homme avec un étrange sens de l'humour.

J'oubliai l'incident que j'avais bien sûr amplement commenté avec mon épouse sur un ton sarcastique.

Mais dans les quatre ou cinq jours (Je me rappelle que ce fut avant la nuit de Noël de l'année antérieure) (NdT: mention manuscrite : 23-12-65, ajoutée en petit et interligne) Notre homme réitéra une fois de plus son appel dans les heures précédant le souper. Je décidai de lui répondre, influencé sans doute par la démangeaison naturelle de la curiosité.

L'incalculable érudition du mystérieux communicant m'impressionna encore plus que la nuit précédente. Cette fois, je formulai malicieusement une série de questions dans des domaines aussi divers que l'Histologie, la Chirurgie Rénale, la Biochimie et la technique du Diagnostic par électrocardiogramme.

Je suis resté si impressionné par la concision de ses réponses et sa précision dans l'exposé scientifique de celles-ci, si confus et accablé par la conscience de ma propre infériorité professionnelle vis-à-vis de mon étrange interlocuteur, qu'après l'avoir timidement félicité, je lui suggérai que je désirais savoir l'objectif authentique de ses appels.

Il insista à nouveau qu'il venait d'un Astre lointain, me faisant observer qu'il comprenait mon scepticisme, qu'il ne s'agissait pas de plaisanter, et qu'il fallait chasser toute idée d'interpréter son attitude à travers une version psychopathologique. Il s'étendit ensuite sur le sujet des délires secondaires symptomatiques de quelques syndromes paranoïaques, dans le but de me démontrer que les arguments possibles qui tentaient de cautionner une interprétation diagnostique d'une maladie mentale, manqueraient de valeur.

Moi, j'insistai à mon tour en lui faisant l'objection subséquente, qu'aucun homme de Science ne pourrait accepter "à priori" une affirmation d'une transcendance aussi accusée sans qu'elle soit cautionnée par l'apport de Preuves scientifiques, convaincantes.

Mon interlocuteur se montra compréhensif et satisfait. Il approuva mon point de vue en toute simplicité et m'offrit de me remettre un appareil ou dispositif technique en relation avec ma profession dont je ne pourrais pas trouver la plus petite référence concernant son existence sur la Terre. Il me demanda, sur Parole formelle, que l'équipement lui serait retourné intact, sans que j'essaie d'accéder mécaniquement à son intérieur ni que je le détériore, et que seuls Moi et mes familiers les plus proches ayons accès à sa manipulation.

Autant de réserves et de restrictions me firent suspecter la possibilité d'une fraude, mais je choisis de taire mes méfiances et d'accepter verbalement le compromis qu'il exigeait de moi.

Les appels commençaient à m'inquiéter et j'en parlai avec deux collègues de la Faculté, qui commentèrent joyeusement la provenance hypothétique du mystérieux confrère.

Le 3 janvier 1966 (je conserve le coffret en bois et le paquet oblitéré ) je reçus un paquet témoin oblitéré à Madrid emballé dans du papier gris normal. Avec les nom et adresse de l'expéditeur dont j'ai vérifié ensuite qu'ils étaient faux, et avec une adresse dactylographiée (Postérieurement le jeune "Perito Mercantil" cité, m'indiqua qu'elle avait été écrite par lui.

A l'intérieur il y avait un dispositif de forme prismatique avec des bords arrondis "en demi roseau", il semblait en acier bien que la surface recouverte d'une couche transparente de vernis si dure qu'il fut impossible de la rayer avec un cristal de carborundum, empêchait d'estimer avec exactitude le type de métal ou d'alliage utilisé.

L'appareil avait des dimensions approximatives de 8 x 8 x 5'3 cms. Sur la partie supérieure apparaissait une espèce d'écran carré, semble-t-il, en verre ou en plastique très dur, de couleur opaline. Mon attention a été attirée par le fait que le métal ou l'alliage du coffret paraissait se fondre avec cette plaque translucide de l'écran sans solution de continuité visible.

La base ou la face inférieure de l'appareil présentait cinq orifices. L'un d'eux carré les autres de section circulaire et de calibres différents.

Une lettre jointe, sans signature et aussi dactylographiée avec le texte en espagnol, contenait une série d'instructions pour faire fonctionner le petit équipement.

Il était nécessaire de le placer sur un tapis poreux (filtre) ou mousseux (Polystyrène expansé par exemple). Il n'y avait qu'à s'approcher de ce boîtier et prononcer (En appuyant les voyelles) la diphtongue "iiiiaaaa".

Avec une certaine méfiance, je décidai de faire le test. Toute cette affaire me paraissait incohérente et étrange. Bien que l'idée qu'il pouvait s'agir d'un artefact explosif avec excitation acoustique soit passée par mon esprit, je repoussai sur le champ cette idée comme excessivement puérile et romanesque. Cependant, je crus prudent d'emporter avec moi l'appareil à la faculté et de ne pas faire part de mes craintes à mon épouse.

Je me rappelle que c'était un lundi et à l'époque des vacances. (NdT: ajout manuscrit "3-1-66" au dessus) Je demandai au concierge les clés du laboratoire, et me retrouvai à examiner et mesurer les dimensions de ce boîtier bien que je n'osai pas introduire un quelconque outil pour les perforations qui apparaissaient au dos. On n'entendait pas non plus un quelconque dispositif à l'intérieur. L'examen des orifices à la lumière d'une lampe ne montra aucune partie de quelque mécanisme. Au fond de l'un de ceux-ci et placée dans l'axe on semblait distinguer quelque chose comme une fine aiguille argentée ou chromée.

A la fin, je me décidai à expérimenter les instructions. Je plaçai l'étrange dispositif sur une serpillière à essuyer la poussière, la seule que j'aie trouvé un peu lavée, et je prononçai les voyelles devant l'écran comme me le conseillait la note jointe. J'ai eu à le refaire deux autres fois en changeant la position de la bouche. L'écran s'est aussitôt allumé si brusquement qu'instinctivement je me suis éloigné de l'appareil.

C'est là qu'apparaissait une image à l'évidence stéréoscopique de grande profondeur. Ça semblait être une préparation microscopique bien que mon attention fut attirée par le fait qu'au contraire de ce qui se passe avec la vision à travers l'oculaire d'un microscope banal, les différents plans du profond champ visuel, n'étaient pas perdus en mise au point, et qu'on y observait en totale netteté des détails dans tous leurs points.

Evidemment il me fut impossible d'identifier la nature de l'image qui se mouvait activement sur l'écran. Une masse visqueuse semblait s'écouler transversalement à grande vitesse. Evidemment l'image enregistrait une préparation histologique visualisée avec un grand grossissement, bien qu'inférieur à ceux obtenus avec les microscopes électroniques. Le plus extraordinaire était la vision dynamisée du processus, la netteté de son chromatisme, et le relief parfait de l'image.

Postérieurement j'ai su qu'il s'agissait de la visualisation de la synapse entre deux dendrites adjacentes correspondant à deux neurones en chaîne. La structure moléculaire de l'acétylcholine pouvait être distinguée de façon surprenante, puisque telle était la définition de l'image. Le plus ahurissant est qu'il ne s'agissait pas d'une image enregistrée par quelque procédé du type magnétoscopique (NdT: sic) ou cinématographique, mais du cours réel d'une préparation physiologique "in vitro" placée à l'intérieur de l'appareil ce qui suppose de disposer de technique inconnues pour empêcher la nécrose cellulaire du tissu étudié.

Cette même nuit (NdT: il y a une indication manuelle ajoutée au dessus : "Lundi 3-1-66") j'en revins à appeler l'inconnu. Je reconnus que j'étais très impressionné par l'expérience et le suppliai de me révéler l'identité des images vues à ce moment-là. En outre, je ne savais pas comment arrêter le fonctionnement de l'appareil. Il m'informa largement et en plus me guida sur comment je pouvais regarder trois autres images correspondant à autant d'autres préparations histologiques, contenues au sein de l'appareil qu'il appelait quelque chose comme "ulodooisagii"

De plus il m'annonça qu'un individu étranger à tout cela, passerait par mon domicile pour le récupérer, après quarante huit heures.

Le jour suivant (NdT: indication manuscrite ajoutée : 4-1-66) je m'adressai à un ami pour lui demander une caméra de prise de vues de marque japonaise "Canon" sans lui expliquer la véritable raison. Il me la passa chargée après m'avoir guidé dans son fonctionnement. (Mes expériences photographiques n'ont jamais dépassé l'utilisation d'une "Contax" que j'emploie beaucoup dans le laboratoire). Je dispose depuis d'une bande d'environ sept mètres prise à la vitesse de 18 images seconde. sur laquelle sont rassemblés non seulement des vues diverses de l'appareil jointes à une règle graduée de référence mais aussi diverses séquences des processus physiologico-histologiques visualisés dans l'appareil. J'ai employé de la pellicule Kodachrome (Couleur) !!!. Il est regrettable que l'on ne puisse distinguer sur le film le surprenant relief des images !!! De toutes manières, j'estime ce document que je détiens d'une valeur indubitable.

Le jeune qui vint me rendre visite se montra réservé à l'extrême. Ensuite j'ai su que ce jeune homme ne connaissait même pas l'identité supposée de mon interlocuteur. Evidemment, ni par sa voix, ni dans la manière de s'exprimer je ne l'identifiai au mystérieux "collègue".

Aux appels téléphoniques succédèrent une série d'envois postaux de riche contenu scientifique. Les thèses surprenantes exposées dans ceux-ci au sujet du comportement et des fonctions de différentes zones de l'Hypothalamus m'ont laissé véritablement surpris.

Si je ne craignais pas de vous fatiguer, je pourrais remplir de nombreuses pages en en extrayant l'abondante documentation obtenue, les savoureuses discussions téléphoniques maintenues avec un homme que je n'ai même pas réussi à voir. Dans quelques-unes des conversations nous avons traité une gamme étendue de domaines intellectuels. Il a démontré qu'il possédait une brillantissime érudition à propos de thèmes plus hétérogènes (Zoologie, Politique, Sociologie, Anthropométrie, Histoire de notre Guerre Mondiale, etc, etc..)

Mon unique liaison avec eux est le jeune homme que j'ai mentionné au début. Le même qui (d'après sa version) dactylographie et expédie les études que selon ses dires, ils vous envoient à vous aussi. C'est-à-dire, celui qui m'a demandé cette prise de contact avec tous ceux qui forment ce groupe de Techniciens et spécialistes de diverses branches scientifiques avec lequel ils gardent des contacts périodiques.

Les circonstances anormales qui m'ont poussé à écrire cette lettre, justifient le fait que pour la première fois de ma vie professionnelle, j'expédie un de mes écrits à un destinataire qui m'est inconnu, dont j'ignore même le nom. Vous comprendrez qu'à mon tour je m'abstienne de signer et de parapher cette lettre.

Avec un très bon discernement, ce jeune s'est refusé à me communiquer votre nom et celui des autres correspondants. Il m'a seulement fait tenir une liste de vos professions. Il semble que ces supposés Messieurs disposent de moyens pour s'informer largement sur l'identité des personnes qu'elles choisissent.

J'ai ensuite accédé aux demandes de cet Expert Comptable, (NdT: Perito Mercantil) en écrivant neuf lettres identiques à celle-ci dans leur contenu, à la condition qu'elles soient adressées aux correspondants diplômés en quelque spécialité scientifique ou Technologique. Sans doute aurons-nous à nous mettre en contact avec le reste des correspondants non techniques, dès que nous disposerons de références concernant leur jugement à propos de cette étrange affaire.

Il est très possible que s'ils n'ont pas reçu de rapport de type scientifique comme on peut le supposer, ils jugent en toute logique qu'il s'agit d'une vulgaire farce auquel cas il est conseillé de ne pas traiter avec eux.

J'ignore ensuite, si vous partagerez mes points de vue se rapportant à une affaire si extraordinaire. Je crois ensuite, que je dois exposer systématisés et résumés, les divers aspects de mon jugement.

Ceux qui comme nous intègrent ce groupe d'espagnols choisis par les Messieurs cités, sont en train de vivre sans doute un épisode dont j'ignore moi-même en ce moment la portée et la transcendance. Je ne crois pas que ce soit l'heure de nous prononcer à ce sujet avec dramatique. Nous avons à juger sereinement la situation, sans nervosité ni réactions intempestives. En tant que Personnes expertes dans divers secteurs scientifiques je ne vous cache pas qu'une attitude équilibrée et méfiante doit s'imposer devant des faits si exceptionnels.

J'ignore (Puisque je me suis abstenu de sondages unilatéraux sans tenir compte de vous) si l'Administration gouvernementale dispose en ce moment d'informations sur le sujet. Le Jeune Homme qui s'active comme liaison assure que l'un des correspondants est précisément Inspecteur ou Commissaire à la Direction Générale de la Sécurité. Mais comme nous ne sommes pas sûrs si de telles relations sont officielles ou purement personnelles, j'estime que nous devons maintenir une prudente réserve qui nous empêche de porter atteinte aux intérêts privés de ce fonctionnaire dont j'ignorais d'autre part l'identité jusqu'à maintenant. Sans préjudice de ce qu'un jour, après avoir obtenu sa filiation nous considérions l'opportunité d'avoir une entrevue avec lui pour sonder son point de vue et confirmer l'hypothèse de ses fonctions comme Délégué du Gouvernement Espagnol auprès de ce Groupe mystérieux qui nous occupe.

Dans une des études remises par les supposés hommes de "Umo", on faisait mention d'un fameux cardiologue nord-américain, comme homme qui recevait d'eux une autre série de rapports scientifiques.

Après l'avoir localisé en identité et domicile, je lui ai envoyé une prudente lettre exploratoire datée du 4 mars 1966 à laquelle il m'a été répondu le 13 mars de la même année, et que je garde aussi comme c'est logique dans mon dossier de cette affaire comme un nouveau témoignage de valeur.

Dans son aimable réponse il commence par se montrer surpris de ce qu'un médecin espagnol comme moi soit entré en contact avec ces messieurs de Umo. Il continue en exprimant une série de craintes à ce sujet et après s'être montré totalement convaincu de l'adéquation de l'origine extraterrestres à nos mystérieux hommes, il m'invite à partager une consigne de silence.

Je regrette d'être en désaccord avec mon illustre collègue yankee en ce qui concerne ces deux derniers points de vue, en l'accusant de manques de nuances.

Cependant, son témoignage constitue une preuve d'indubitable solidité en rapport au fait que leurs activités ne se circonscrivent pas seulement à la zone de la Péninsule Ibérique comme je l'ai cru au début.

En conclusion, j'estime :

Qu'il est indubitable, que nous nous trouvons devant quelques individus de formation culturelle scientifique et technique très élevée, dotés de moyens techniques inconnus au moins de moi et des deux autres témoins que je connais (Le Docteur en Médecine de USA que j'ai cité et le jeune Expert Comptable). Au moins dans le Domaine de la Médecine ils montrent une érudition véritablement fabuleuse. (J'ai eu des conversations téléphoniques avec deux des supposés visiteurs)

Sur cette base, Pouvons-nous conclure que leurs affirmations concernant leur supposée provenance extra planétaire sont certaines ?

Je crois que nous devons marcher avec soin sur un terrain si glissant.

Je n'ai même pas vu personnellement ces individus. L'unique témoignage dont je dispose est celui du Jeune Homme cité et de son épouse, qui les décrivent comme des personnes normales pareilles en complexion aux individus de nationalité allemande ou nordique.

J'estime qu'il est très suspect, que des êtres provenant d'une autre supposée Planète, manquent de traits morphologiques atypiques. Je me refuse à croire que des individus d'une quelconque Planète habitée, puissent présenter une Physiologie similaire à celle de notre espèce humaine terrestre.

Je ne m'imagine pas comment ils peuvent se déplacer depuis là-bas en sachant que même en voyageant à la vitesse maximale Possible, leur voyage durerait 14 ans.

En rapport à cela, je ne peux vous cacher un fait qui revêt une grave importance vis-à-vis d'une telle hypothèse. Je reconnais évidemment que tout au long de nos conversations téléphoniques je n'ai jamais pu constater une seule erreur, une seule faute dans l'exposé scientifique de leurs rapports. Je n'ai pas pu enregistrer une seule fois dans le contexte de leurs études dactylographiées quelque donnée erronée ou en contradiction évidente avec leurs affirmations postérieures.

Mais je me souviens que dans une certaine conversation (et ses paroles étaient enregistrées sur bande magnétophonique ) ils m'indiquèrent qu'un certain voyage réalisé par eux vers l'Australie a duré seulement quelques huit mois.

Comment une telle affirmation peut-elle présenter de la cohérence avec leur version de distance à cette supposée Planète (14 ans) ? Je reconnais que la Physique et l'Astronautique ne sont pas précisément mes propres domaines d'érudition mais sur le principe je ne m'explique pas cette anomalie. Au point de préférer ne pas leur demander la raison de cette évidente contradiction pour ne pas les faire remarquer.

Je reconnais que malgré tout, les objections précédentes ne forment pas un corps de doctrine homogène qui permette de réfuter sans une critique plus soigneuse la vérité de ses affirmations.

En effet : Face à ces sérieux doutes, se trouve la fabuleuse réalité de leurs étranges appareils qui révèlent la possession de quelques techniques inconnues actuellement dans les milieux scientifiques officiels, l'intelligence exceptionnelle de ces hommes unie à leur incroyable érudition, et la conduite déconcertante de quelques individus qui sont en train de m'apporter une série de connaissances dans le domaine de la Neurophysiologie ignorées par les spécialistes qui sont aujourd'hui à l'avant-garde de ce passionnant secteur de la connaissance.

Quelle conclusion, pouvons-nous déduire de leur conduite à la vue des faits ? J'ai logiquement brassé une série d'hypothèses que je n'ai dû progressivement rejeter devant ma propre conscience de leur inconsistance. Vous comprendrez qu'il apparaîtrait puéril de leur attribuer le caractère de farceurs, ou de simples aliénés avec des délires de type paranoïde. Ne résiste pas non plus la plus légère critique qui les cataloguerait comme membres de quelque organisation ou secte secrète, et on n'a jamais pu inférer de leur conduite qu'ils appartiennent à un corps déterminé d'une Puissance étrangère, qui opérerait secrètement dans d'autres nations.

Nous devons donc garder beaucoup de prudence avant d'accepter une quelconque hypothèse jusqu'à ce qu'après plus de temps, leurs réactions puissent nous offrir de plus solides arguments avec lesquels mettre en accusation leur identité.

D'autre part, je nourris de sérieux doutes au sujet de l'information de notre Gouvernement sur leurs activités comme le pense notre jeune ami. Une nouvelle d'une telle transcendance finit par filtrer à travers les départements administrativo-techniques et par transcender rapidement. Je me suis occupé de faire quelques sondages dans ce sens, et je n'ai pas obtenu la moindre donnée qui pourrait corroborer cette possibilité.

A la vue de tous ces faits, et comme je suppose que vous, comme moi, pouvez être intéressés à la résolution de cette authentique énigme, j'estime que nous pourrions convenir à mon domicile ou dans un autre lieu adéquat, d'une réunion confidentielle.

Dans celle-ci : échange préalable d'informations et jugements, puisqu'il est très logique d'espérer qu'entre nous nous apportions des données inconnues pour le restant du groupe, nous jugerions de l'opportunité d'envoyer un rapport détaillé à l'Administration d'état avec l'apport de toutes les données et preuves testimoniales que nous avons en mains.

Inutile d'indiquer que l'envoi du rapport serait conditionné par l'obtention du "quorum" des assistants, qu'il sera nécessaire de nous assurer que ces supposés hommes de "Umo" ne nous adressent pas préalablement une interdiction formelle de l'envoi de ce rapport, et que je considère nécessaire d'inviter à la réunion les écrivains journalistes, etc.. dont nous avons l'information qu'ils ont entretenu des contacts avec eux.

Je considère comme évident de vous avertir que l'opinion publique ne doit pas avoir accès à cette information, et sur ce point je suis en accord avec le jugement de mon respectable collègue nord-américain. Le peuple, comme vous le savez adopterait une attitude de scepticisme stupide, ou se livrerait à des manifestations exaltées de crédulité, d'hystérie collective et même d'évaluation superstitieuse des faits.

J'espère donc m'adresser à vous dans un futur immédiat sans la nécessité de cette prudente réserve et anonymat, dès que notre Jeune Expert pourra me communiquer les noms de tous que nous sommes. Geste qui paraît être dépendant d'une autorisation préalable dont il attend qu'elle soit consentie par eux.

Je veux terminer ce long mémoire en vous saluant avec affection. Je regrette vraiment de ne pas vous connaître pour pouvoir dialoguer largement avec vous. Cette lettre sera remise au jeune homme plusieurs fois cité pour qu'il la fasse parvenir entre vos mains.

Je reste votre s.s. (NdT: abréviation traditionnelle de Su Servidor = votre serviteur)