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ARTICLE 28

Les techniques d’élimination du bruit

Jean Pollion 10/09/2005

Modification 26/09/05

 

 

ARTICLE 28

Le 26/09/05

Début septembre 2005, je soumettais un article sur l' "Les techniques d'élimination du bruit", avec le constat d'une antériorité établie d'après la réponse d'une personne proche de L'Office Européen des Brevets, à la recherche dans les bases de données sur "noise cancelation".

L'intervention d'un listeur apportant une information d'antériorité plus ancienne (sur la base de "Active noise control") qui remet en cause la conclusion de mon article, cet article n'a plus de validité, au moins dans sa forme première et dans sa conclusion (voir l'article, plus bas "à titre documentaire"). Il aura toutefois servi d'initiateur au dialogue qui s'en est suivi sur la liste [PHYS] et à une réflexion complémentaire qui m'amènent à étendre le sujet au cas plus général de la recherche des antériorités.

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 La réflexion sur ce thème implique de définir la "recherche" et les outils disponibles d'une part, et ce que nous appelons "antériorité" d'autre part.

La recherche s'appuie sur deux nature d'outils : d'une part les bases d'informations et leurs éventuelles restrictions d'accès et d'autre part les outils d'interrogation (en général extractions sur des combinaisons de critères, le plus souvent limitées à l'association, comme avec "Google"). On constate donc que la qualité d'un résultat de recherche dépend, au niveau individuel, d'abord de la qualité des outils (informations existantes ET accessibles, capacités de codification du système d'interrogation) et de la qualité de la formulation de l'interrogation. On voit ainsi comment et pourquoi des résultats différents peuvent être obtenus.

La qualité de formulation de l'interrogation est directement dépendante d'une expression aussi précise que possible de l'objet recherché, et donc de son type : brevet ou publication.

La notion d'antériorité (de "nouveauté" pour la première occurrence publique) est définie par la décision de spécialistes, experts appointés par les organismes nationaux et plutôt internationaux qui font consensus en matière de brevets, ou referees en matière de publications scientifiques (articles publiés dans des revues spécialisées et faisant état d'expériences ou de réflexions nouvelles débouchant sur de nouvelles théories ou interprétations d'observations antérieures : amendement de théories précédemment formulées). Tout les autres domaines relèvent, je crois, de la propriété intellectuelle et du Droit Civil.

Concernant les brevets, l'examen de l'antériorité est délicat.

Rappelons d'abord qu'on ne brevette pas une idée, mais un dispositif faisant appel à au moins une technologie. Il arrive qu'un brevet mette en œuvre une idée nouvelle, mais c'est seulement sa mise en œuvre technologique qui sera brevetée.

Pour celui qui dépose une demande de brevet, il s'agit de donner à ses revendications l'assiette la plus large, impliquant une formulation aussi générale que possible, avec l'espoir d'un plus grand domaine de négociation des droits d'exploitation. La rédaction des demandes est une véritable spécialité.

Pour celui qui examine, au nom de l'organisme certificateur, il s'agit de déterminer ce qui, dans cette formulation volontairement générale, est réellement nouveau et constitue un apport indubitable dans les champs des revendications, sans autres ordres de considérations. Il est clair que cette détermination nécessite le plus souvent un examen très approfondi.

Dans nos systèmes de valeurs, la nouveauté, puis l'antériorité sont donc respectivement établie puis constatée par des spécialistes, après un examen approfondi qui exclut d'en rester au seul principe. Ceci est d'autant plus vrai que le brevet considéré fait appel à plus de technologie(s).

Je citerai à titre d'exemple pédagogique le cas de la possible revendication de la massue de l'homme de Cro-magnon en tant que "dispositif manuel de frappe à capacité répétitive". Aucune différence, au stade de l'expression du principe revendiqué, avec nos modernes "marteaux électro-pneumatiques". L'exemple, même volontairement grossier ici, montre qu'il faut approfondir en examinant la technologie employée pour statuer sur l'antériorité, en constatant ici qu'il ne s'agit pas des mêmes conditions d'usage (source extérieure d'énergie, fréquence, matériau et forme de la surface de contact, etc..).

Concernant les publications, le cheminement est du même ordre, à ceci près qu'il existe un consensus pour une formulation compréhensible par tous et qu'ici, c'est la volonté du détail différenciateur qui fera la "nouveauté". Autant dans la partie expérimentale que dans la partie "théorique". L'examen s'en trouve quelque peu facilité, ce qui ne veut pas dire qu'il n'exige pas un très haut niveau de compétence de la part de referees.

L'examen (temps écoulé entre la soumission du premier texte et l'acceptation de la dernière rédaction) d'une publication demande en général quelques mois, alors que l'examen d'une demande de brevet se chiffre plutôt en années.

Il arrive d'ailleurs qu'une même personne soit à la fois "expert en brevets" et "referee" pour une ou plusieurs publications. De la même façon, il est assez courant qu'un laboratoire accompagne sa publication (pour les idées) d'une ou plusieurs demandes de brevets (pour leurs possibles mises en exploitation).

En conclusion, l'examen approfondi est nécessaire, et sauf pour les cas d'ambiguïté exigeant de véritables spécialistes, la mise en évidence d'une différence dans l'objet ou la technologie pourra suffire à l'individu moyen pour caractériser une nouveauté.

Ces bases de nos pratiques étant rappelées, que pouvons-nous en espérer dans l'examen des revendications technologiques exprimées dans les documents UMMO ?

Nous pouvons voir dans ceux-ci l'expression, plus ou moins directe, de principes déjà connus sur Terre à l'époque de la diffusion du document qui en fait état. Nous avons vu que la pratique des experts en brevets exclut l'examen "au niveau de principe", puisque insuffisant pour caractériser. L'examen à ce niveau pourrait être tolérable dans le domaine de la théorie pure (des idées) encore que les referees ne le considèrent pas non plus comme suffisant.

L'examen plus détaillé des revendications conduit-t-il à identifier la technologie décrite (hélas non vérifiable, mais supposée ici une réalité) comme déjà pratiquée sur Terre à l'époque de la diffusion du document ?

Si oui, ce critère peut nous suffire à établir une antériorité acceptable.

Si non, rien ne peut en être déduit, car d'une part il y a une revendication (et en général une technologie, par exemple au niveau de la miniaturisation ) non vérifiable actuellement. Il peut même s'agir de domaines de la physique où nous nous reconnaissons incompétents.

Le seul constat qui nous est alors autorisé est celui de notre "incapacité à produire ce qui est décrit".

L'examen beaucoup plus détaillé du document UMMO que je citais dans mon article, met en évidence que la revendication exacte du dispositif ummite porte sur l'insonorisation des parois (obstacle à la transmission et réémission partielle en opposition de phase, par la paroi elle-même), ce qui exclut l'insonorisation au niveau de la perception des personnes, telle que nos brevets actuels l'envisagent, par modification active et asservie des caractéristiques d'absorption et de réémission des parois, cette dernière étant assurée par plusieurs dispositifs, dont un déclaré de nature entièrement différente du principe de nos "hauts-parleurs".

Ce simple constat de différence technologique revendiquée semble clairement exclure, sous réserve des résultats de nouvelles recherches, les références pouvant faire l'objet d'une antériorité.

Concernant les "Techniques d'élimination du bruit", rien n'étant comparable, sauf dans l'énoncé d'un principe logiquement apparu dès la réalisation des micros et des hauts-parleurs, on ne peut donc RIEN en conclure, ici, sur la possible provenance des auteurs des documents UMMO.


Article initial, uniquement à titre documentaire : "Les techniques d’élimination du bruit"

 Dans le D41-9, distribué en 1966, les auteurs des documents nous décrivent une méthode d’élimination totale du bruit, ou des sons indésirables construite sur la génération de signaux d’un « bruit » équivalent en opposition de phase avec le « bruit » à éliminer.

 D41-9 (T8-48) : "GEE et YIE  (HOMME ET FEMME) restent seuls dans leur IASAABII  (CHAMBRE) hermétiquement fermée, isolés acoustiquement de l'extérieur (1)"….(….)

(1) L'insonorisation des parois est obtenue par des moyens très complexes car les coefficients d'absorption et de transmission acoustique sont variables à volonté. Il serait compliqué de vous donner des détails et d'enregistrer les unités utilisées par cette technique. - Par exemple : les niveaux sonores ne sont pas évalués à l'aide d'une fonction logarithmique comme vous le faites par une mesure sur la Terre en décibels. L'absorption, uniforme pour toutes les fréquences acoustiques qui, se fait au moyen de produits mousseux qui se solidifient ou se liquéfient à volonté pour obtenir divers degrés de densité des bulles. Les fréquences de niveau sonore et de ton constants sont compensées par des membranes acoustiques qui sont excitées par un générateur contrôlé, et cachées à l'intérieur même des parois, vibrent à la même fréquence mais en inversion de phase (SOLUTION QUENOUSPROPOSONSCAR LA TECHNOLOGIE TERRESTRE AURA BIENTOT LES MOYENS ADEQUATS POUR UTILISER CETTE METHODE DANS LA CONSTRUCTION DE CHAMBRES ANTIBRUIT OU DE BAS COEFFICIENT DE REVERBERATION (TEMPS de R =PRESQUE NUL).

En résumé, le procédé consiste à Détecter la fréquence perturbatrice (BRUIT CONSTANT) pour la régulation automatique d'un équipement semblable aux Oscillateurs d'Audio-fréquences Terrestres, avec cependant la différence que les nôtres ne fonctionnent pas à base de circuits électroniques. La puissance acoustique engendrée est canalisée en partie vers ces membranes de grande superficie. Pour l'autre partie vers des diffuseurs de sons qui ne fonctionnent pas comme les haut-parleurs terrestres mais par le contrôle thermique d'une colonne d'air (on a totalement éliminé l'inertie thermique du gaz)."

C'est moi qui ai mis en rouge.

Aujourd’hui, en 2005, nous savons à peu près réaliser ce genre d’équipement, mais dans le cadre limité d’écouteurs individuels et non du contrôle global dans un volume donné comme celui d’une pièce d’habitation (objet de la description du document).

Quelle a été l’histoire de ce progrès ?

1- Les premières tentatives d’élimination du bruit [simple « filtrage » de certaines fréquences « limites » (graves ou aiguës)] ont fait l’objet des premiers dépôts de brevet (Voir par exemple, Richard David Williams, "Hearing Protector," US Patent No. 4064362, 12/20/77 and Gordon Kyle, "Ear Protection and Hearing Device," US Patent No. 3,952,158, 4/20/76.)

On constate ainsi que la première technologie, simplifiée et balbutiante, est « sortie » environ 10 ans après le document oummain.

2 - Les limites du principe simplifié ont conduit au perfectionnement progressif des dispositifs, jusqu’à des produits apparemment satisfaisants, bien que chers et pas encore aussi performants que le système décrit par les auteurs des lettres.

Le site http://www.headwize.com/tech/anr_tech.htm retrace l'histoire de cette forme de lutte contre le bruit.

En conclusion, pour ce point précis de l’élimination de sons indésirables, les auteurs des lettres oummaines n’ont pas rendu compte de connaissances terriennes (puisque les premières traces sont largement postérieures). Ils ont au contraire indiqué une piste qui s’est révélée adaptée, mais dix ans plus tard !!, sans qu’il n’y ait lieu, en l'état actuel de nos connaissances, de faire un lien entre le document oummain et le premier brevet cité ci-dessus.

Le présent constat est en complète contradiction avec la possibilité que les auteurs soient terriens, sauf à envisager l'hypothèse de techniciens géniaux et étrangement désintéressés. Dans cette hypothèse, que je n'envisage personnellement pas, ces techniciens auraient pu immédiatement, dès même avant 1966, soit avec 10 ans d’avance sur l’histoire vécue, prendre les premiers brevets, entreprendre leur exploitation…et ne l'auraient pas fait ! Je n'ai jamais entendu parler de terriens si désintéressés…

 

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