E43
Traduit par Jean Pollion
15/11/2010
Objet :
Lettre de Jordan Peña à Ignacio Darnaúde
Date :
5 Novembre 2010
Destinataire :
Ignacio Darnaúde
Scan de la lettre originale en espagnol :
Version Française en pdf
avec les notes de Jean Pollion:


Mr D. Ignacio Darnaude
xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx
41004 Séville
Espagne

Cher ami,

Depuis ma généreuse confession effectuée il y a maintenant de nombreuses années ( aux environ de quinze, si ma mémoire est bonne), dans laquelle je m’auto-imputais [sic]d’être l’auteur de l’affaire (H)UMMO, je dois la compléter, après maintenant un temps prudent, par amitié envers les chers amis que j’ai inévitablement cultivés et pour ceux envers lesquels je souhaite maintenant être totalement honnête.

Je pourrais m’être enrichi avec l’ « affaire », et la preuve de ma bonne foi c’est que je ne l’ai pas fait, bien que je doive reconnaître que les professeurs se sont très généreusement comportés avec moi en termes pécuniaires.

C’est toi que j’ai choisi pour compléter mon autoconfession parce que, outre que je te considère comme un homme honnête et un ami, je dois considérer ton travail de l’ummocat comme exceptionnellement correct.

L’affaire ummo, comme elle a été maladroitement appelée par les « ovni-journalistes » de pacotille, a été en effet mon œuvre, mais pas dans sa totalité.

Des écrits comme celui de l’ « Ummowoa », « La guerre en Iraq », le « waam-waam », le rapport de biologie de la prématurément disparue Alicia, et les lettres postérieures à 1988, y compris celles de mes admirateurs, (bien que naïfs) voisins gaulois, N’ONT PAS ETE DE MA FABRICATION (1). Ils imitaient, c’est vrai, mon style mais, à l’examen c’était qu’il s’agissait de simples imitations de quelque(s) plaisantin ou plaisantins, dont l’identité m’est encore inconnue, au jour d’aujourd’hui.

J’ai eu quelques collaborateurs étrangers, qui étaient ceux qui m’envoyaient les lettres depuis des points distants du globe terrestre... Des noms ?... je suis seulement autorisé à vous en donner quelques-uns : Vicente Ortuno (+), Norman West, John Child, M. Carrascosa, Alberto Borras, T. Pastrami, Sean O’Connelly (+) , Iker J. (lui qui a tant de succès grâce à moi).

Je reconnais que j’ai réussi à instiller mes connaissances à travers la personne (fictive) de Jhon [sic] AXEE. La solide culture qu’année après année j’ai réussi à accumuler dans mon cerveau s’est aussi manifestée là. (Je demande pardon avec humilité pour mes excès concernant Jhon [sic] axee, mes correspondants ont exigé de moi ce pardon, que comme catholique pratiquant, je livre avec onction).

J’ai gardé pour moi, en fait, la partie la meilleure de l’histoire, des précisions que, pour des motifs qui me sont propres, je désire maintenant extérioriser, face à l’apparition de tant de sottise de tant de gens comme il y en a eu.

Ces faussaires croyaient-ils vraiment que j’allais assister impassible à l’usurpation de mon génie sans dire un mot ?... Je répète, je ne me suis pas enrichi outre mesure avec cette histoire, c’était seulement une expérience au nom de la Science, et pour le bien de l’Humanité, soutenu, cela oui, par un puissant groupe étranger dont tu devines l’identité.

Je préfère une confession écrite dans ce cas, pour les raisons évidentes que tu closes le cycle du catalogue ummo, avec une broche d’or. D’autre part, c’est ce que mes correspondants exigent de moi. Mais l’existence des textes bâtards cités, m’obligent [sic] à ces niveaux, à dénoncer ceux qui, protégés par l’anonymat, ont abusé de mon travail en rédigeant de faux textes, qui, ça oui, s’inspirent de mon travail original.

Prends note :

Deux citoyens américains des noms du Docteur Jonathan F. Mac Guirre (+) et son assistant le Professeur Arnold J. Lebotski, qui travaillaient pour un Organisme Officiel, m’ont contacté il y a maintenant de nombreuses années, à Alicante, et m’ont demandé de les aider à effectuer une expérience sociologique pour le bien de la Culture Occidentale. Etant donné mon anticommunisme guerrier, encore très chaud à cette époque, j’ai accepté, et ils m’ont récompensé d’une manière telle que même encore aujourd’hui je vis de cette rétribution que, pour des raisons évidentes, j’ai réussi à cacher à la voracité de l’Agence de Perception (Finances) qui maintenant, pour la risée de la stupide démocratie instaurée, NE PEUT RIEN CONTRE MOI par déchéance de l’action, puisque eux sont des moutons sans âme et moi un être rationnel qui sait prendre la mesure des temps et des esprits.

Mon salaire, à ces époques, bien que digne, ne permettait pas beaucoup.

Ils m’ont toujours payé en dollars billets (le $ était alors à environ soixante pesetas), et moi, billet après billet, j’allais les changer aux succursales d’Alicante, Madrid et Albacete. En échange, tout ce que je devais faire, c’était inventer un monde d’imagination (bien qu’inspiré par leurs suggestions), et le divulguer avec une totale liberté parmi mes amis et connaissances. J’ai aussi employé parfois, en qualité de scientifique indépendant, le hasard, en écrivant à des personnes que je ne connaissais pas et prises dans l’annuaire téléphonique. De la Compagnie Nationale Espagnole (CNTE).

Mon imagination et de solides connaissances scientifiques ont fait le reste. Le surplus est de l’histoire connue.

Jusqu’ici ma confession. Je t’autorise par la présente à la divulguer de façon modérée, toujours inspiré comme tu l’es par la bonne foi que tu estimes.

Je sais que, en homme bon et docile que tu es, tu m’obéiras.

Rien d’autre, cher ami, reçois et transmets à nos bons et crédules amis ce nouvel apport de ma part au devenir des personnes.

Une accolade pleine d’émotion de ton ami,


(1) ..et quelques autres, de facture encore pire, que maintenant même je ne me rappelle pas.

PS : Je nierai (à toi le premier) avoir fait cet écrit. J’ai confiance en ton honnêteté pour ne pas le divulguer, sauf dans l’ummocat, et avec des réserves. Mon téléphone et mon courrier sont sur écoutes par « eux » et d’autres...



Précédent | Suivant



Cette page sera complétée en fonction des réactions qui seront proposées pour diffusion