E39
D609 | TP 45j et TP 52j
JP
mel: 26/05/04
Titre de la lettre:
Photocopies de la "Revue 2001", n°20, publiée en Mars 1970 à Buenos Aires. Transmises par Darnaude.
Date :
Mars 1970
Destinataires :

Notes :

TP45j : - la lettre de Fernando Eguizabal datée du 28 janvier 1970 et reçue le 27 février 1970,

TP52j: - Et le document de 6 pages qui l'accompagnait. Ce document est publié en intégral par Alessandro Vignati, collaborateur de cette revue, dans son livre "Tercer tipo : CONTACTO extraterrestre" publié par Editorial A.T.E. Ronda General Mitre, 90, 08021 BARCELONA en 1978, pages 264 à 271.


 

E39 | TP45j et TP52j

Darnaude a immatriculé deux documents sous le D609 :

- la lettre de Fernando Eguizabal datée du 28 janvier 1970 et reçue le 27 février 1970, traduite ci-dessous,

Et le document de 6 pages qui l'accompagnait (traduit par ailleurs sous 609a). Ce document est publié en intégral par Alessandro Vignati, collaborateur de cette revue, dans son livre "Tercer tipo : CONTACTO extraterrestre" publié à Barcelone en xxxx, pages 264 à 271.

On observera que Eguizabal écrit toujours Oummo (à la française) et non Ummo (à l'espagnole). C'est étonnant de la part d'un espagnol, même émigré au Mexique depuis 30 ans.


Monsieur le DIRECTEUR de la REVUE 2001,

BUENOS AIRES , Rép d'ARGENTINE.

Monsieur le Directeur :

A la lecture des chroniques que la revue vient de publier sous votre digne direction en référence à l'affaire Ummo ou Oummo, j'ai éprouvé la tentation de vous remettre, sans revendiquer quelque compensation pour ma part, quelques feuilles qui tentent, rien moins !, d'adoucir d'une certaine façon la rugueuse confusion de cette énigme.

  Je suis un ancien journaliste espagnol, résidant au Mexique depuis l'année 1939 et mon premier et éventuel contact avec cette affaire se rattache à quelques documents reçus par un magnifique ami à moi, professeur de Physique, dans mon pays d'adoption.

J'ai profité de ce voyage d'affaires dans mon ancienne et chère Espagne : sur ma terre basque dont j'ai toujours la nostalgie, pour "fureter" un peu dans les cercles de Barcelone et de Madrid, à la recherche de nouvelles informations qui pourraient éclairer un peu plus cette sombre affaire de Oummo.

Naturellement je n'ai pas découvert ses racines, mais je crois que j'ai réussi à profiler avec plus d'impartialité une partie des hypothèses qui ont été divulguées à la face du public dans ces derniers mois.

Permettez-moi, Monsieur le Directeur, de vous exprimer mon désir qu'avec votre valeureuse collaboration et celle d'autres chercheurs anonymes, nous parvenions à tirer l'énigme au clair. Je vous enverrai le reste de mon étude pour votre publication, si vous l'acceptez ainsi.

Mes meilleurs souhaits :

                                            FERNANDO EGUIZABAL ,

                                            Parc des Avenues, 11

                                            MADRID  (Espagne)

PS : Je vous enverrai ma nouvelle adresse, puisque je vais prochainement loger à San Sébastien.


TP52j

"Revista 2001"  Mars 1970 -    (Photocopie Darnaude document  609a.)

PAR L'INTERMEDIAIRE DE NOS COLLABORATEURS SUR LE CONTINENT EUROPEEN, NOUS TRANSCRIVONS LA REPONSE QUE LE FRANÇAIS RENE FOUERE, SECRETAIRE GENERAL DU GEPA (GROUPEMENT D'ETUDES DE PHENOMENES AERIENS, PARIS) ET DIRECTEUR DE L'EXCELLENTE REVUE "PHENOMENES SPATIAUX" RECUT DE SCIENTIFIQUES APPARTENANT AU CELEBRE CENTRE NATIONAL DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE ( FRANCE ). TOUT CELA, SUBTILEMENT UNI, DONNE UNE IDEE PLUS CLAIRE DE CET ETRANGE COURS QUI - COMME NOUS L'AVONS DEJA DIT - MENACE DE SE TRANSFORMER EN SCANDALE SCIENTIFIQUE DE LA DERNIERE DECENNIE. PUISQU'IL N'Y A PAS DE DOUTES. LES RAPPORTS - DE TRES HAUT NIVEAU - QUE LES HABITANTS (OU NON ) DE UMMO METTENT AU COURRIER DEPUIS DIVERSES PARTIES DE LA PLANETE, EXISTENT. SUR QUI, SEUL OU EN GROUPE, PEUT ETRE CE "QUELQU'UN", TOUTES LES HYPOTHESES SONT VALIDES ( A CE QUE DIT NOTRE AMI ANTONIO RIBERA). CES MISSIVES QUE NOUS PUBLIONS ET LES PHOTOGRAPHIES JOINTES OUVRENT UNE NOUVELLE PORTE DANS CE PASSIONNANT JEU DE LA VERITE.  

[les caractères gras sont de ma part, JP]

J'espère que toute l'énorme confusion suscitée ces derniers mois autour de l'affaire Oummo ( en espagnol Ummo) va clarifier ses premières données.

Mon intérêt pour le sujet a commencé dans l'année 1964, quand un bon ami à moi, spécialisé en mécanique quantique, reçut par courrier aérien quelques documents singuliers compostés à Adélaïde (AUSTRALIE). L'intérêt ne se concentrait pas tant sur la qualité certaine des travaux écrits que sur l'avis de ce spécialiste pouvant les qualifier d'inédits, comme la surprenante identité que prétendaient adopter les expéditeurs inconnus. Explorateurs provenant d'une lointaine Planète !! Toutes les feuilles étaient estampillées par une marque grossière à l'encre orange dans laquelle on distingue une sorte de signe en forme de H asymétrique avec une barre centrale barrée.

Comme les données envoyées étaient de valeur, les expéditions successives se multiplièrent et les australiens, intelligents et non précisément dépourvus d'un bon sens de l'humour, demandaient seulement une réserve modérée, le fait qu'il n'y ait pas plus de conséquences que d'inévitables cabales et commentaires dans un cercle restreint familier.

Je me rappelle que l'on fit une démarche auprès d'un département officiel du gouvernement australien mais sans résultat.

Au début de cette année, arrivèrent au Mexique (à Mexico ?) venant d' Espagne et des Etats Unis, deux lettres qui apportèrent de nouvelles dimensions à l'affaire. Ce que nous croyions une innocente plaisanterie des collègues de mon ami, commençait à se teindre d'étranges couleurs.

Ce voyage en Espagne pour des motifs professionnels m'a servi d'ailleurs, non seulement sur demande expresse de ce bon compagnon, mais aussi, parce que l'affaire m'a séduit depuis le premier moment, pour réaliser pour mon compte quelques investigations. Mes visites à Barcelone et à Madrid, quelques entretiens réalisés et la discrétion que j'ai maintenue, que j'ai considérée essentielle pour aborder quelques aspects épineux du problème, m'ont permis d'atteindre une perspective dépassionnée et un bon nombre de données objectives.

LE PROFESSEUR SESMA ET SES HYPPIES

Ma première visite au cercle du Professeur Sesma, dans un café central de l'Avenue de Alcala à Madrid, me causa une stupeur inénarrable.

Je crois que si vous visitiez le sous-sol historique où l'infortuné leader du fascisme espagnol, José Antonio Primo de Rivera célébrait ses conciliabules nazis, vous sentiriez dans votre moelle le même étrange exotisme de l'atmosphère: mystiques Zen, un bout de bonne femme menue et avec des yeux vifs que les assistants, enflant la voix, appelaient "Pili la possédée", des jeunes avides de pénétrer les arcanes de l'Alchimie, des dames d'un certain âge respirant le parfum d'un brin de scandale, étudiants moqueurs et jusqu'à des intellectuels au regard hermétique, des ingénieurs, des psychologues, des médecins, avides de sentir avec leurs tympans la magie dialectique du "maestro"; il est clair que ces derniers se montraient sceptiques sur la valeur de ses paroles.

Pas une seule fois durant les soirées où je me suis introduit dans le vieux salon présidé par une vielle fresque représentant une baleine souriante, je n'ai entendu en public la moindre allusion à Oummo.  

Mes entretiens à Barcelone et à Madrid, autant que la vaste documentation dont je dispose à ce sujet, m'ont permis d'élaborer une série d'éphémérides relatives à Oummo et son groupe.

Cela me permet d'affirmer catégoriquement avec des preuves incontestables, que Don Fernando Sesma a eu seulement un accès accidentel à l'affaire Ummo quand elle était déjà "en train de cuire" des années avant dans des cercles très restreints, au sein d'autres pays ( Mexique en 1964, Australie 1964, France 1959, Canada 1963, Espagne 1965, U.S.A. 1963). C'est au moins d'alors que datent les références vérifiées que je possède. Il n'y a aucune preuve qu'à Madrid ni en autre lieu de cette nation, quelque personne ait eut accès à des informations de ce genre.

Bien que nous nous tournions de nouveau sur la prétendue identité des Oummites, nous savons tous déjà qu'en premier lieu ils s'adressèrent à des intellectuels qu'ils avaient déterminés dans quelques rares pays, cherchant à des fins insoupçonnées des relations de caractère philosophique, scientifique et technologique qui furent au début couvertes par une atmosphère raréfiée de "sceau" et de secret. Certaines de ces personnes avec un bon discernement se méfièrent de ces couleurs mystérieuses qui imprégnaient les documents reçus et se limitèrent à commenter l'événement avec leurs plus intimes. Les plus rusés et intelligents se servirent du surprenant cumul de travaux inédits que, comme une manne tombée du ciel, leur offraient quelques inconnus sans exiger rien en échange, qu'une grande réserve pour ne pas perdre leur prestige professionnel ou bien par crainte de futures implications politiques qui pourraient leur porter préjudice de quelque façon, gardèrent un silence impénétrable qui commence ces jours-ci à se fendiller.

Mais un deuxième secteur de personnes touchées se trouve constitué par certains des spécialistes en UFOLOGIE ( Etude de ce que l'on nomme les Soucoupes Volantes).

Nous savons que parmi ceux-ci, il en est d'un prestige bien gagné par la probité de leurs méthodes d'analyse, comme Aimé Michel et d'autres, plus suspects de pencher vers l'ésotérisme et la fantaisie, comme le disparu Adamski…

Une photocopie que je garde par de vers moi ( écrite par les mêmes agents du groupe Oummo) présente une étrange explication des raisons qui les poussèrent à s'adresser, entre autres, précisément à l'un de ces derniers, don Fernando Sesma, espagnol qui associe à son verbe facile et à son agréable dialectique une constellation d'idées délirantes.

C'est ainsi que l'hermétisme jalousement gardé pendant quelques années dans d'autres pays fut brisé par le compréhensible empressement exhibitionniste d'un monsieur qui est peut-être le moins autorisé pour présenter une version cohérente de cette si étrange affaire. 

Légende des photos p40 :

En haut : Ranch "El Caney" ( Espagne, situé en bordure de la route de San Martin de la Vega), où selon des observateurs atterrit un OVNI le 01-06-67.

En bas : Original du signe Ummo, gravé en relief saillant à grande pression sur le mortier à l'endroit où - selon les investigations de F. Eguizabal - "les extraterrestres" campèrent cette nuit là. [rien n'étaye la "grande pression" !, ndP] Cette photo [invérifiable, puisque son prétendu auteur n'a pu être situé ni retrouvé] est différente de celle que Farriols a prise ( voir photos diverses). Elle a la même valeur que celles des "tubes" de Santa Monica. Pièces "à convaincre" , mais non probantes.

Ses propres membres de cercle m'assurèrent que dans le peu de mois où il reçut des pages et des pages avec des descriptions à caractère scientifique ( et bien que leur niveau intellectuel ait pu se vérifier comme très inférieur à celui d'autres documents analogues) le fameux professeur Sesma dans une de ses fiévreuses conférences assura que tout ce qui se rapportait à Oummo lui paraissait une fraude et c'est pourquoi il préférait rester avec ses autres fantastiques "extraterrestres", qui d'après sa version, se transformaient en chats et en papillons. En un mot : il exclut de ses schémas mentaux une supposée "civilisation" parce que le "professeur" ne comprenait pas les formules mathématiques ni les circuits électriques de ces pages, et parce que les Oummites ne parlaient pas dans leurs textes de nombres magiques ou d'êtres aliénigènes exotiques qui pondent des œufs.

Une autre chose très importante à mes yeux pourrait en apporter la preuve : peu de jours avant le passage par la localité de San José de Valderas et l'étrange atterrissage dans les abords du Rancho-Restaurant actuel "El Caney" d'une singulière nef circulaire sur la base de laquelle on pouvait distinguer le fameux signe de Oummo, et que l'écrivain espagnol Antonio Ribera décrit dans ses ouvrages, quelques citoyens espagnols, parmi lesquels se trouvait le Mr Sesma cité, reçurent une mystérieuse notification dans laquelle, en plus de faire une description sommaire du véhicule, était avancée une date prévisible pour son apparition et une zone de quelques kilomètres de rayon sur laquelle une telle nef devrait se poser. Le document exprimait quelques menaces voilées pour le cas où les autorités du commandement aérien intercepteraient le véhicule.

C'est devant plus de trente personnes que le texte fut lu . Parmi celles-ci se trouvaient des licenciés, des ingénieurs, des fonctionnaires de l'Etat, qui signèrent au dos pour faire constater sa réception préalable. Un discret silence fut maintenu jusqu'au moment où la presse de la capitale espagnole fit connaître le 2 juin 1967 la version présentée par des centaines de témoins.

Un interrogateur me demanda quand on put constater que tout cela s'était passé comme je le raconte. Comment les signataires ne se lancèrent pas dans l'exploration de la zone à ces dates là ?

Cependant, ce fut précisément ce que firent certains d'entre eux, les moins sceptiques. Un certain don Joaquin Martinez que je n'ai pas pu localiser, parcourut les environs de la cité bardé de caméras, d'autres déambulèrent par les routes avoisinantes sans enthousiasme excessif, pensant cette fois que la lettre anonyme était le produit d'un déséquilibré. L'ample étendue de la zone décrite et l'apathie jointe au manque de programme cohérent d'exploration, rendirent incapables les assistants de cette réunion historique, une occasion difficilement renouvelable.

Ce fut alors que l'ineffable Monsieur Sesma ouvrit la boite de Pandore et déroula devant l'opinion publique tout le mystère des agents de Oummo, à l'aide d'un livre grossièrement édité et encore plus mal écrit dans lequel l'auteur mélange ses commentaires ingénus et médiocres avec les paragraphes, moins intéressants et plus superficiels des textes Oummites parvenus entre ses mains.

Il faut dire en sa faveur que dans les écrits qu'ils lui remirent on observe un style et un caractère scientifique de valeur limitée pour correspondre au bas standard intellectuel des personnes qui forment habituellement son cercle. Le contraste avec d'autres copies que je détiens est évident. ( la page photographiée que je vous envoie correspond à une monographie qui fut reçue à Monterrey,  Mexico, le 7 octobre 1964 ). Le sceau qui figure en pied a été imprimé avec une encre de couleur sombre, jaunâtre.

Mais selon ce qui a été si souvent mentionné, Sesma, bien qu'il ne paraissait pas se trouver très heureux parmi quelques messages qui traduisaient des unités physiques étranges dans leur version officielle de millibars, ergs et microvolts, et parvint même à les réfuter comme frauduleux , est resté parmi le peu de spécialistes informés d'Espagne et d'Amérique du Sud comme le "découvreur" de Oummo. L'histoire nous a déjà accoutumés à ces légèretés.

Je regrette pour autant d'être en désaccord avec quelques uns de mes anciens compatriotes qui s'attribuent un tel titre. Je ne nie pas la possibilité que quelqu'un ait reçu dans ce pays les étranges lettres antérieurement au Mexique, mais les preuves que je possède indiquent pour le moment que ce n'est pas ainsi.

Dans un prochain article, j'exposerai mon hypothèse particulière à propos de l'origine de ces communicateurs ésotériques. Mon voyage en Espagne a clarifié beaucoup d'idées sur ceux-ci. Dommage que mes explorations par le abords du Ranch  "El Caney" ne furent pas si fructueuses. Le passage du temps a du effacer toute possible trace de l'atterrissage. Seul un anagramme imprimé de manière floue sur les parois d'une construction en ruines (voir la photographie) pourrait donner quelque piste imperceptible. Ont-ils campé? là cette nuit-là ?

Tout ce que nous pouvons avancer est que la perspective de cette affaire est saturée de doutes, contradictions, et protégée par un mur de silence que les initiés gardent jalousement. 
ummo-sciences: E39 | TP45j et TP52j

 

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